Une séance avait lieu jeudi entre les chefs des départements romands de l’instruction publique. L’occasion pour le ministre jurassien Martial Courtet d’échanger avec ses homologues sur les dispositifs envisagés
Comment intégrer les enfants ukrainiens dans l’école jurassienne ? La question est activement discutée au sein de l’administration cantonale. Cependant aucune décision n’est encore prise à ce stade, ceci pour une raison simple : on ignore encore combien d’élèves ukrainiens l’école jurassienne devra intégrer.
« On attend les listes des personnes qui seront concernées », explique le ministre Martial Courtet. Les réfugiés ukrainiens arrivés dans le Jura sont appelés à s’enregistrer au centre fédéral d’asile de Boudry (NE). Parmi eux, « on s’attend à ce qu’il y ait 40 à 50% de jeunes en âge de scolarité », évalue le ministre. Dans l’attente de chiffres précis, on s’active pour différentes démarches, la recherche de locaux et les discussions avec le Service de l’enseignement et d’autres partenaires par exemple.
Les élèves les plus jeunes, en fonction de leur nombre, pourraient être directement intégrés aux classes jurassiennes ; les plus âgés pourraient être regroupés dans des classes d’accueil par districts où ils bénéficieraient de cours de français. « On envisage plutôt une solution qui durerait sur du moyen terme ; en tout cas pas du très court terme », confie encore le ministre jurassien de la formation.
Quant à la question du financement de cette prise en charge, le Jura attend des réponses de la Confédération. Des forfaits globaux sont alloués aux cantons pour les réfugiés ; en revanche rien n’a été dit concernant un éventuel forfait école. /lad









