Il est probable que le concordat intercantonal en vue du transfert de Moutier dans le Jura soit signé avant un partage des biens définitif. Le Conseil-exécutif bernois s'explique en réponse à une motion antiséparatiste
Le transfert de Moutier dans le canton du Jura doit pouvoir avancer même si le partage des biens n’est pas encore réglé. Le Conseil-exécutif veut se donner une certaine marge de manœuvre, c’est ce qu’il explique en réponse à une motion déposée par des députés UDC, PLR et PEV de la région. « Pas de transfert cantonal de la commune de Moutier avant un partage des biens définitifs ». C’est l’intitulé de l’intervention déposée par six députés antiséparatistes l’été dernier. Selon eux, le processus est important et complexe. Il doit se faire sans précipitation pour éviter toute complication ultérieure. Les motionnaires veulent donc des réponses claires et définitives aux questions qui se posent, notamment les enjeux financiers liés au patrimoine cantonal bernois à Moutier. Des réponses qui doivent être acceptées au préalable par les deux cantons.
Le Conseil-exécutif a tenu à rassurer les auteurs : le canton de Berne défendra au mieux ses intérêts, les négociations ont d’ailleurs commencé, mais il est probable que les détails concernant le partage des biens ne soient convenus qu’après la signature du concordat. Un document qui comportera toutefois les principes et lignes directrices à ce sujet. Le Gouvernement bernois insiste sur l’importance de conserver une marge de manœuvre au niveau de la chronologie. Il veut aussi se donner le temps de planifier avec soin la réorganisation du Jura bernois. En l’état actuel, le transfert de Moutier au plus tard au 1er janvier 2026 a été confirmé par les deux délégations cantonales. /oza













