Une première classe d’accueil pour les enfants qui ont fui la guerre en Ukraine ouvrira ce jeudi à l’école primaire d’Alle. D’autres structures de ce type suivront pour permettre en priorité l’enseignement des bases du français
Des écoliers jurassiens auront dès ce jeudi des petits camarades de classes ukrainiens. Le Service jurassien de l’enseignement (SEN) a annoncé mercredi en fin d'après-midi la mise en place d’un dispositif spécial pour scolariser les enfants qui ont fui la guerre en Ukraine et qui ont trouvé refuge à présent dans la région. L’intégration dans les écoles jurassiennes se déroulera selon deux modèles possibles. Les plus jeunes élèves, ceux de 1 et 2P, intègreront des classes régulières. Les autres, ceux des plus grands degrés, iront dans des classes d’accueil. Dès jeudi un établissement ajoulot accueillera ses premiers élèves ukrainiens. Il s’agit de l’école primaire d’Alle. Une autre classe d’accueil sera à disposition à l’école Sainte-Ursule à Porrentruy dès la semaine prochaine. Le Service de l’enseignement prévoit encore d’autres ouvertures, notamment au Noirmont et dans le district de Delémont, certainement à Haute-Sorne dans un premier temps. Le but étant d’avoir des lieux disponibles dans chaque district.
Le ministre jurassien de la Formation Martial Courtet était l'invité de La Matinale
Pour rejoindre leur école, les élèves ukrainiens pourront emprunter gratuitement les transports en commun, tout comme leurs parents ou les adultes référents qui les accompagneront. Dès jeudi, les familles ukrainiennes qui ne l’ont pas encore fait sont invitées à inscrire leur enfant auprès de la direction de l’école du lieu où elles sont hébergées. Le SEN se chargera ensuite d’attribuer une classe à chaque élève. L’arrivée dans la classe se fera dans le courant de la semaine qui suivra l’inscription.
Apprendre le français
L’objectif prioritaire de la première phase de scolarisation est d’enseigner les bases du français aux enfants ukrainiens pour les aider à communiquer avec les personnes qui les entourent. L’encadrement sera dispensé en tandem : une personne pour enseigner le français, une autre qui parle ukrainien pour assurer un soutien.
Des enseignants à la retraite se sont d'ores et déjà manifestés pour apporter leur aide dans des classes régulières ou d’accueil. La mise en place d’un soutien extra-scolaire est aussi prévue. La Croix-Rouge, le Syndicat des enseignants jurassiens et le SEN sont là pour recenser les volontaires. /comm-nmy









