Trois options pour l’organisation de l’école secondaire dans la région de Moutier

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Trois options pour l’organisation de l’école secondaire dans la région de Moutier

La Chancellerie d’Etat du canton de Berne a transmis aux communes de la couronne prévôtoise trois modèles d’organisation de l’école secondaire en prévision du transfert de Moutier dans le canton du Jura

 Trois options ont été proposées pour l'organisation de l'école secondaire dans la région de Moutier. Trois options ont été proposées pour l'organisation de l'école secondaire dans la région de Moutier.

Ne rien changer ou créer une nouvelle école secondaire pour les communes autour de Moutier avec ou sans collaboration extérieur ? C’est en résumé la question que les communes de la couronne prévôtoise devront trancher. Actuellement, leurs écoliers fréquentent l’établissement de Moutier. Mais en vue du transfert de Moutier dans le Canton du Jura, le canton de Berne a planché sur différentes organisations possibles pour l’école secondaire et échafaudé avec les communes concernées (Eschert, Belprahon, Grandval, Crémines, Corcelles, Elay, Roches et Perrefitte) trois scénarios possibles :

  • Le premier modèle « Moutier » consiste au maintien de la situation actuelle. Les jeunes Bernois continueront d’aller à l’école secondaire à Moutier mais ils devront alors s’adapter au système jurassien. Selon le canton de Berne, cette solution prévoit un coût plus élevé de 10% pour les communes, soit 1'000 francs de plus par élève et par an. Une somme fixée par une entente intercantonale.

  • Le deuxième modèle, appelé « Grand Val + » prévoit la création d’une école secondaire totalement indépendante dans le Grand Val. A ce moment-là, le système bernois reste en vigueur durant toute la scolarité obligatoire.

  • La dernière option, dite « deux sites », reprend la création d’un site secondaire dans le Grand Val mais qui collaborerait étroitement avec l’école secondaire de Valbirse afin du mutualiser certains moyens. Cela coûterait, toujours selon l’Etat bernois, 10% en moins pour les communes de la Couronne mais serait plus complexe à mettre en place.

« Être attentif à comparer ce qui est comparable »

Reste que certains chiffres avancés dans la présentation bernoise sont à relativiser et à remettre en perspective aux yeux du Canton du Jura. Notamment le fait que le modèle « Moutier » coûterait aux communes un peu plus de 11'000 francs par élèves et par an, soit environ un millier de francs de plus qu’actuellement.

Patrick Tanner : « le prix jurassien est un tarif tout compris »

« C’est effectivement le coût qui ressort d’un accord signé entre plusieurs cantons. Mais il faut mentionner que le prix jurassien est un tarif « tout compris ». Il comprend l’ensemble des prestations de formation, que ce soit les coûts d’enseignants, d’infrastructure, de matériel scolaire, mais aussi les coûts spécialisés tels que les infirmières scolaires, les éducateurs spécialisés ou encore les travailleurs sociaux en milieu scolaire. Il faut donc être attentif à comparer deux volets qui sont comparables, car dans le Canton de Berne, typiquement, les travailleurs en milieu scolaire et infirmières scolaires sont en grande partie à charge des communes. Donc quant à mentionner que ce coût est 10% supérieur à la version proposée dans le Grand Val, ce sera aux communes de faire leur appréciation », glisse Patrick Tanner, responsable de l’accueil de la ville de Moutier dans le Jura.

La scolarité hybride ? « Un faux problème » selon Patrick Tanner

Autre inconvénient du « statu quo » soulevé par l’administration bernoise, le ballotage des élèves d’un système scolaire bernois à un système scolaire jurassien. Une remarque qui étonne Patrick Tanner. « Premièrement, les deux cantons sont liés par le concordat Harmos qui harmonise la scolarité obligatoire. Deuxièmement, nous avons depuis de nombreuses années des centaines de jeunes Jurassiens qui sont scolarisés dans des écoles bernoises sans le moindre problème, l’inverse est aussi correct puisque 200 élèves bernois se forment dans des écoles jurassiennes à Delémont ou Porrentruy. Donc ce sont de faux problèmes et cet argument doit être tout à fait nuancé », réagit Patrick Tanner.

Patrick Tanner réfute l'argument d'une scolarité hybride problématique

A l’inverse, le chef du projet Avenir Berne romande, Mario Annoni, explique que « les différences sont au niveau des appréciations lorsque l’on passe du secondaire I au secondaire II. Le canton de Berne est un peu plus sévère que le canton du Jura en ce qui concerne le passage d’un niveau à l’autre ».

Mario Annoni : « Nous mettons parfois le poids sur une branche plutôt qu’une autre »

Par ailleurs, les foyers des communes du Cornet ont reçu ce vendredi matin un tout-ménage dans leur boîte aux lettres. Il émane d’un collectif de citoyens de tous bords politiques qui se positionne en faveur du maintien de la situation actuelle. Les exécutifs communaux se réuniront jeudi prochain pour une séance d’information. Le but étant à la fin de se mettre d’accord sur l’un des trois modèles proposés. /jpi-ddc


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