Retour provisoire à l’expéditeur pour les zones 20 et 30 km/h à Delémont

Le Conseil de ville a décidé ce lundi soir de demander une seconde lecture sur le crédit d’étude ...
Retour provisoire à l’expéditeur pour les zones 20 et 30 km/h à Delémont

Le Conseil de ville a décidé ce lundi soir de demander une seconde lecture sur le crédit d’étude de 220'000 francs qui lui était soumis en vue de généraliser la réduction de la vitesse dans une large partie de la capitale jurassienne

Un crédit d'étude destiné à la mise en place de zones 20 et 30 km/h à Delémont fera l'objet d'une seconde lecture au Conseil de ville (photo: illustration). Un crédit d'étude destiné à la mise en place de zones 20 et 30 km/h à Delémont fera l'objet d'une seconde lecture au Conseil de ville (photo: illustration).

La création d’un concept global pour l’établissement de zones à 20 et à 30 km/h à Delémont a fait jaser lundi soir au Conseil de ville. Le législatif devait se prononcer sur un crédit d’étude de 220'000 francs. La somme est destinée à définir les zones concernées, à les prioriser et à définir les facilités de mise en œuvre. Le crédit a fait grincer des dents tant sur le fond que sur la forme et le Conseil de ville a choisi, au final, de repousser l’examen du dossier à une seconde lecture.

Les oppositions de fond sont venues de l’UDC – qui a réitéré sa volonté de lancer un référendum – ainsi que du PLR. Les critiques sur la forme ont émané des autres partis. Le PDC et le PCSI ont notamment contesté l’ampleur d’une telle étude ainsi que son montant. Le PS a critiqué également la somme prévue. Il a aussi contesté l’intégration dans l’étude des zones centres à 20 km/h - soit la vieille ville et centre-gare – qui ont déjà fait l’objet de crédits spécifiques. Le PS a ainsi estimé que le Conseil communal allait plus loin que la motion adoptée en octobre 2021 qui ne concernait que les quartiers résidentiels et a proposé de réduire le crédit de moitié, soit à 110'000 francs. L’Alternative de gauche a alors demandé une suspension de séance et les partis se sont entendus sur le principe de demander une seconde lecture, ce qui a été adopté par 35 voix contre 0 et 3 abstentions. Le dossier retourne donc au Conseil communal en vue d’un nouvel examen par le législatif.


Deux autres crédits adoptés pour la zone industrielle et le Collège

Le Conseil de ville de Delémont a également accepté lundi soir, à l’unanimité, un crédit-cadre de 1'950'000 francs pour l’entretien des bâtiments du Collège de Delémont sur la période 2023-2027. La somme comprend, notamment, la rénovation des salles de classe et de la halle de gymnastique ainsi que l’installation de caméras, à la suite du signalement de divers problèmes survenus en dehors des périodes scolaires. Les appareils seront du même type que ceux utilisés au Gros-Seuc.

Le législatif delémontain a aussi avalisé, à l’unanimité, un crédit de 2'100'000 francs pour la réalisation de la deuxième étape d’équipement de la zone industrielle « Communance Sud ». L’enveloppe prévoit les prolongations de rues existantes à l’Est et au Sud de la rue Robert-Caze, un nouvel accès situé derrière l’usine EasyDec et l’aménagement d’un nouveau bassin de rétention au Nord-Est du secteur. L’extension de la zone industrielle couvre une surface au sol de 40’000 m2. Les terrains sont quasiment tous déjà vendus ou réservés. L’entreprise Joray&Wyss a d’ores et déjà déposé une nouvelle demande d’extension. EasyDec prévoit un projet d’agrandissement et de nouvelles entreprises veulent aussi se développer dans le secteur.

A noter encore que le Conseil de ville a soutenu par 22 voix contre 15 et 1 abstention, une motion du socialiste suppléant Maël Bourquard. Le texte demande la mise en place d’un plan canopée pour renforcer la présence des arbres dans la capitale jurassienne.

Enfin, lors des questions orales, le maire de Delémont, Damien Chappuis, s’est exprimé sur le plan équilibre 22-26 présenté récemment par le Gouvernement jurassien. Il a regretté que les communes n’aient pas été consultées par l’exécutif cantonal. Damien Chappuis a également a indiqué que les communes entendaient écrire au Gouvernement jurassien par le biais de l’AJC, l’Association jurassienne des communes, ainsi que par celui de l’AMDD, l’Association des maires et des présidents de bourgeoisie du district de Delémont. /fco

 


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