Le Conseil général de Val Terbi accepte un budget 2023 « pas réjouissant »

Le législatif de la commune fusionnée a accepté mardi soir des prévisions comptables qui tablent ...
Le Conseil général de Val Terbi accepte un budget 2023 « pas réjouissant »

Le législatif de la commune fusionnée a accepté mardi soir des prévisions comptables qui tablent sur un excédent de charges de 206'000 francs

Le Conseil général de Val Terbi a accepté un budget 2023 déficitaire mardi soir. Le Conseil général de Val Terbi a accepté un budget 2023 déficitaire mardi soir.

Les années se suivent et les prévisions budgétaires de Val Terbi restent rouges. Cela fait 3 ans et le début de la pandémie de Covid-19 que les autorités de la commune fusionnée ne sont pas en mesure de présenter un budget équilibré. La mouture 2023 est la plus rouge de toutes. Le Conseil général a accepté lors de sa séance de mardi soir des prévisions comptables 2023 qui misent sur un déficit de 206'000 francs. Un chiffre atténué par le prélèvement de plus de la moitié de la réserve de politique budgétaire, soit 659'000 francs. « Une situation pas particulière réjouissante », selon le maire Claude-Alain Chapatte. Les autorités expliquent que de nombreuses incertitudes planent en rapport avec l’approbation ou non du plan d’équilibre cantonal. Val Terbi a toutefois les moyens d’assumer encore une fois un déficit grâce aux bons exercices précédents et une fortune de 1,7 million de francs fin 2021.


Une enveloppe supplémentaire pour renforcer l’attrait des mandats à l’exécutif

Pour l’année prochaine, le montant perçu de la péréquation financière est en baisse de 421’000 francs, en raison de la diminution des rentrées fiscales dans certaines communes contributrices, associée aux bonnes rentrées enregistrées par Val Terbi en 2021. Au niveau des principales variations, les charges de l’enseignement sont en augmentation de 126'500 francs, alors que la participation communale aux charges sociales progresse de 75'000 francs. Au niveau de l’imposition, les prévisions annoncent une baisse de 90'800 francs.

Nouveauté depuis l’entrée en souveraineté en 2018 : le budget de l’exécutif est en hausse de 45'000 francs, suite au postulat de Michel Darbellay qui demandait de renforcer l’attrait des mandats au Conseil communal. Cela représente une augmentation de 50%. Par exemple, le salaire annuel du maire passe de 11'000 à 15'000 francs, alors que celui des conseillers communaux augmente de 3'500 francs à 5'500 francs. La vacation à l’heure progresse, elle, de 26 francs à 39 francs pour les membres de l’exécutif.


La capacité d’autofinancement en nette baisse

Indicateur marquant de la crise actuelle, la capacité d’autofinancement est de 27'250 francs, soit une baisse de 80% par rapport à l’année passée. Le Conseil communal explique que cette situation ne sera pas tenable à moyen-long terme pour une commune de cette taille, répartie sur 4 villages. Il veut toutefois soutenir l’économie en maintenant la totalité des investissements prévus à hauteur de 1'112'000 francs, parmi lesquels une enveloppe de 500'000 francs pour la rénovation des routes et 210'000 francs pour la pose de panneaux photovoltaïques sur le Centre communal de Vicques. Ceux-ci sont qualifiés d’indispensables, tant pour la transition énergétique que pour le maintien de l’état des infrastructures. Afin de ne pas péjorer la situation économique des ménages, la quotité d’impôts reste inchangée, pour l’heure, à 2.25, tout comme les taxes communales. /emu


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