Le Conseil général de la commune fusionnée s’est prononcé mardi soir en faveur de la vente de trois immeubles, deux bâtiments locatifs à Vermes et Corban et l’ancienne école de Montsevelier. Il a suivi l’exécutif qui préfère cette option à la rénovation
Val Terbi se sépare des immeubles de son patrimoine financier. Le Conseil général a donné lors de sa séance de mardi à Vicques la compétence à l’exécutif pour réaliser la vente de trois biens communaux. Il s’agit de deux bâtiments locatifs situés à Vermes et à Corban, ainsi que de l’ancienne école de Montsevelier, qui est inutilisée depuis plusieurs années. Il est prévu de les céder au meilleur prix, mais au minimum au prix inférieur estimé par un bureau mandaté, soit 380'000 francs pour le premier, 540'000 francs pour le deuxième et 50'000 francs pour le dernier. Le législatif a suivi le Conseil communal, qui estime que la vente est une solution plus adaptée que la rénovation. Celle-ci exigerait de prendre en compte les obligations en lien avec la Loi cantonale sur l’énergie, qui exigent que les bâtiments rénovés par la commune soient aux normes énergétiques du label Minergie, alors que les transformations doivent respecter les exigences de la Société suisse des ingénieurs et des architectes. Cela nécessiterait d’importants crédits d’investissements, alors que la gestion du projet dépasserait les ressources humaines à disposition au sein de l’administration communale. L’exécutif a rappellé que les immeubles concernés étaient détenus par la commune pour des raisons historiques et ne remplissaient pas de fonction publique. De plus, si la rénovation est fiscalement attractive pour un investisseur privé, elle ne l’est pas pour une commune. « Cela va nous permettre d’avoir des rentrés de liquidités et d’éviter un endettement. Les ventes pourraient rapporter 970'000 francs au minimum pour les trois bâtiments, pour 200'000 francs de bénéfice net après amortissement comptable. Par contre, il aurait fallu investir 1,2 millions de francs rien que pour mettre ces immeubles aux normes énergétiques, sans changer leur affectations, et plusieurs centaines de milliers de francs supplémentaires pour refaire les appartements », explique le maire de Val Terbi Claude-Alain Chapatte.
« Une bonne affaire », selon Claude-Alain Chapatte
Lors de sa séance, le Conseil général de Val Terbi s’est aussi prononcé en faveur d’une dépense de 130'000 francs pour l’extension de panneaux photovoltaïques sur les toits de l’école et de la halle à Montsevelier. /emu









