Le Concordat sur le transfert de Moutier est signé

Les gouvernements jurassien et bernois ont signé ce vendredi matin le document réglant le transfert ...
Le Concordat sur le transfert de Moutier est signé

Les gouvernements jurassien et bernois ont signé ce vendredi matin le document réglant le transfert de la cité prévôtoise. Il sera soumis aux législatifs et aux citoyens des deux cantons d’ici à l’automne 2024

Pierre Alain Schnegg, conseiller d'Etat bernois et Nathalie Barthoulot, ministre jurassienne apposent leurs signatures au Concordat de Moutier. Pierre Alain Schnegg, conseiller d'Etat bernois et Nathalie Barthoulot, ministre jurassienne apposent leurs signatures au Concordat de Moutier.

Une nouvelle étape marquante dans le transfert de Moutier. Les gouvernements jurassien et bernois ont signé officiellement le Concordat réglant le transfert de la cité prévôtoise dans le canton du Jura. Le document a été signé ce vendredi par la ministre jurassienne Nathalie Barthoulot et le conseiller d’Etat bernois Pierre Alain Schnegg en présence des autorités municipales. « Quand on regarde le chemin parcouru, on ne peut que ressentir un peu d’émotion », a déclaré la ministre jurassienne. Pierre Alain Schnegg s’est dit « très positif » et a salué la fin d’une longue phase de préparation. « C'est un moment chargé d'émotion. On se retrouve encore une fois à la Sociét'halle où tous les votes se sont déroulés » a renchéri le maire de Moutier Marcel Winistoerfer.

Nathalie Barthoulot et Pierre Alain Schnegg apposent leur signature au Concordat de Moutier :

Mesures approuvées en consultation

Présenté en mai 2023, le Concordat intercantonal a été mis en consultation auprès des acteurs institutionnels directement concernés, notamment des commissions parlementaires des deux cantons, le Conseil du Jura bernois, la commune de Moutier, les paroisses et Églises nationales. L’ensemble des mesures contenues dans le document ont été approuvées. « L’étape que nous franchissons marque la fin de la Question jurassienne au niveau institutionnel. Nous avons désormais des relations normalisées avec le canton de Berne », a relevé Nathalie Barthoulot. Le conseiller d’Etat bernois Pierre Alain Schnegg a lui souligné le consensus autour du document : « Nous avons un Concordat équilibré, la consultation l’a d’ailleurs démontré ».

« Nous sommes fiers d’avoir pu contribuer à la résolution de cette Question jurassienne qui était quand même le conflit politique majeur de l’après-guerre en Suisse », a encore relevé Jean-Christophe Geiser, représentant de la Confédération dans le processus de transfert de la cité prévôtoise.


Entretien avec la ministre jurassienne Nathalie Barthoulot :

Pierre Alain Schnegg, conseiller d'Etat bernois : « Nous avons un Concordat équilibré »

Suite de la procédure

Cette signature du Concordat ouvre la voie au processus parlementaire et à la concrétisation du transfert de la cité prévôtoise. La ministre jurassienne Nathalie Barthoulot se dit « relativement confiante » quant aux étapes restantes. Pour le maire de Moutier Marcel Winistoerfer, un scénario où un législatif ou la population refuserait le document « n'est presque pas imaginable ».

Marcel Winistoerfer, maire de Moutier : « Un moment chargé d'émotion »

Le texte doit encore être ratifié par les deux parlements cantonaux au printemps 2024. Le peuple de chaque canton se prononcera également en votation sur le Concordat et l’abrogation de l’article 139 de la Constitution jurassienne le 22 septembre 2024. Enfin, l’Assemblée fédérale devra se prononcer en été ou à l’automne 2025 et permettre le transfert effectif de Moutier au 1er janvier 2026.


Le cas de Belprahon

Du côté du Mouvement autonomiste jurassien (MAJ), son président Laurent Coste assure que « la Question jurassienne est terminée au sens institutionnel. Mais pour nous, elle n’est pas réglée » et de citer le cas de Belprahon : « Il faut rappeler que la population n’a pas pu voter dans des conditions parfaitement équitables puisqu’elle ne savait pas ce qu’il adviendrait de Moutier ». Pour la ministre Nathalie Barthoulot, « Belprahon est une commune bernoise. Il faudra laisser le temps et la démocratie peut-être faire son œuvre ». /gtr-rch-oza


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