Svizra27 fait un pas supplémentaire dans sa conception. L’association qui souhaite mettre en place la prochaine exposition nationale dans la Suisse du Nord-Ouest a présenté une étude de faisabilité ce jeudi. Le document détaille la conception, le financement et la réalisation d’un tel projet. Les cantons du Nord-Ouest de la Suisse ont estimé que cet endroit est « un terreau fertile pour mener une réflexion sur le futur », a précisé dans La Matinale vendredi le ministre jurassien et Président de la Conférence des gouvernements de la Suisse du Nord-Ouest, Jacques Gerber. Cette étude est le résultat d’une réflexion de huit ans. Selon l’association, ses chances de succès sont bonnes et son concept rencontre un écho positif auprès des différents partenaires. Le projet serait ainsi réalisable dans le cadre établi en cas de financement approprié.
Les contenus de l’exposition se veulent interactifs tout en se basant sur des projections scientifiques, mais aussi spéculatives. La question « Comment voulons-nous vivre ensemble ? » est au centre de tous les thèmes de Svizra27. Ces thèmes se concrétisent en plusieurs « capsules espace-temps », des lieux d’exposition interactifs et immersifs. Au total, onze sites ont été retenus dont deux dans le canton du Jura. La thématique « intelligence artificielle et robotique » est assignée à St-Ursanne et celle de « l’individu et la communauté » à Delémont. Un programme d’accompagnement est prévu sur chaque site.
Coût d’un milliard de francs
Le projet nécessiterait un coût total d’un milliard de francs, estime l’étude de faisabilité. « Il s’agit du cadre fixé à l’époque par la Confédération. Les cantons du Nord-Ouest de la Suisse ont toujours dit que cette exposition nationale devait être portée par les acteurs privés », a ajouté Jacques Gerber. L’étude fait aujourd’hui état d’un montant de 50 millions de francs à répartir entre les cinq cantons. Le Jura devrait engager deux à trois millions.
Le ministre jurassien attend un retour sur investissement différent de la précédente exposition nationale : « La grande différence par rapport à Expo.02, c’est la volonté de l’ensemble des acteurs que les investissements soient pérennes et durables. Si le Jura obtient deux sites, il faut que quelque chose reste pour être utilisé ». La Confédération doit encore exprimer son intention de soutien, indique Svizra27.
L'étude de faisabilité est disponible sur le site du projet. /comm-jad-mmi









