Des appareils de mesures sismiques enfouis dans les sols jurassiens

Avec l’appui de l’entreprise Géo-Energie Suisse, l’Université de Genève a prévu d’enterrer ...
Des appareils de mesures sismiques enfouis dans les sols jurassiens

Avec l’appui de l’entreprise Géo-Energie Suisse, l’Université de Genève a prévu d’enterrer des centaines d’instruments de mesures dans plusieurs communes jurassiennes

De nombreux appareils de mesures vont être installées dans le Jura... les résultats serviront dans le cadre du projet de géothermie profonde à Glovelier, selon Géo-Energie suisse (photo : Georges Henz). De nombreux appareils de mesures vont être installées dans le Jura... les résultats serviront dans le cadre du projet de géothermie profonde à Glovelier, selon Géo-Energie suisse (photo : Georges Henz).

L’inspection des sous-sols jurassiens continue. L’Université de Genève va installer ces prochaines semaines de nombreux appareils de mesures sismiques dans différentes communes des trois districts jurassiens, pour autant qu’elle obtienne les autorisations requises. Ce projet est soutenu par l’entreprise Géo-Energie Suisse, la société qui chapeaute le projet de géothermie profonde à Glovelier. Il est appuyé par le Canton du Jura.


Un mois de mesures

Si les autorisations formulées aux communes sont acceptées, les appareils seraient enfouis dans un trou d’une quarantaine de centimètres pendant 30 jours, le temps de mesurer le bruit sismique ambiant. Objectif : imager la structure du sous-sol dans les cinq premiers kilomètres de profondeur pour déterminer les différentes structures géologiques qui s’y trouvent. Ces données permettront notamment de fournir des informations dans le cadre du projet de géothermie profonde à Glovelier et ainsi d’étoffer les connaissances que les experts ont déjà en leur possession. Ce genre d’études répond à des conditions formulées par les autorités cantonales à Géo-Energie Suisse, d’après Jean Fernex, collaborateur à l’Office jurassien de l’environnement.


Des indications intéressantes pour le futur

Selon les porteurs du projet à l'Université de Genève, la méthodologie utilisée nécessite que les capteurs soient disposés sur une zone très dense. Dans le cas présent, il s'agira d'un rayon d'une quinzaine de kilomètres autour de Glovelier, d'après les experts de l'UNIGE. Par ailleurs, la campagne va permettre d’obtenir une topographie des sous-sols jurassiens, ce qui peut être utile pour le canton et les communes, selon Jean Fernex. Certaines communes contactées par notre rédaction ont déclaré qu’elles étaient intéressées par ce genre d’informations. Jean Fernex indique encore que dans des réflexions éloignées le canton pense au développement de la géothermie sous différentes formes dans le Jura. On rappelle que les environs de Porrentruy et de Delémont avaient été retenus par le canton pour la réalisation éventuelle de projets géothermiques, selon la fiche publiée il y a une dizaine d’années (ndlr : ces zones figurent d’ailleurs sur le Géo Portail du canton). Jean Fernex ajoute toutefois qu’aucun projet n’est sur les rails hormis celui de Haute-Sorne, ce que confirme Géo-Energie Suisse : « Pour le moment, on a seulement Haute-Sorne dans notre agenda », nous a déclaré Olivier Zingg, chef du projet à Glovelier. Et ces données récoltées prochainement dans le Jura entrent dans ce cadre-là, assure-t-il. Aussi contacté par notre rédaction, le chef du suivi du projet de géothermie profonde Sylvain Rigaud confirme que toute l’énergie est actuellement mise dans le projet de Haute-Sorne, en alimentant les données pour garantir un maximum de sécurité. Selon lui, il n’est pas question pour le moment de travailler sur d’autres projets. /mle


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