Notre passé nous montre le chemin : Jean-Pierre Molliet

Jean-Pierre Molliet a été de toutes les actions du groupe Bélier dans les années 1960 et 1970 ...
Notre passé nous montre le chemin : Jean-Pierre Molliet

Jean-Pierre Molliet a été de toutes les actions du groupe Bélier dans les années 1960 et 1970 et se plonge dans ses souvenirs dans le cadre de notre nouvelle chronique hebdomadaire

Jean-Pierre Molliet, ancien membre du comité directeur du groupe Bélier, nous a raconté ses souvenirs. Jean-Pierre Molliet, ancien membre du comité directeur du groupe Bélier, nous a raconté ses souvenirs.

Le Jura célèbre cette année les 50 ans du plébiscite du 23 juin 1974 qui a mené à la création du canton. La rédaction de RFJ a souhaité faire témoigner des militants de l’époque pour qu’ils évoquent leurs souvenirs de la lutte pour la souveraineté du Jura. Elle vous propos ainsi une chronique hebdomadaire intitulée «  Notre passé nous montre le chemin  ». Jean-Pierre Molliet a été membre du comité directeur du groupe Bélier. Il est âgé aujourd’hui de 81 ans et a participé à de nombreuses opérations menées par les jeunes autonomistes. Enseignant puis journaliste, Jean-Pierre Molliet a notamment été parmi les premiers objecteurs patriotes jurassiens qui ont refusé, dès 1968, de servir dans l’armée ou dans le service civil. Il s’agissait d’une véritable transgression pour l’époque. Le but visait à faire pression sur la Berne fédérale pour qu’elle intervienne dans la Question jurassienne. Jean-Pierre Molliet a ainsi été condamné à une vingtaine de jours de prison.

« La période de la prison, en tant que Bélier, on s’y attendait »

Jean-Pierre Molliet a pris part à toutes les actions marquantes du groupe Bélier dans les années 1960 et 1970 dont les plus connues comme celle de l’occupation de l’ambassade de Suisse à Paris en 1972. Il garde un souvenir marquant d’une opération plus rocambolesque menée dans la région de Vicques et de Courroux où il est question de militaires présents sur place, d’une soirée dansante et de jeunes filles.

« A minuit pile, les jeunes filles devaient quitter la salle après avoir pris un maximum d’effets personnels de ces militaires »

Jean-Pierre Molliet a également tenu à évoquer la manifestation des Rangiers le 30 août 1964. Plusieurs milliers de militants jurassiens s’étaient réunis pour perturber une manifestation autour des mobilisations de 1914 et de 1939 pour protester contre le projet de création d’une place d’armes aux Franches-Montagnes. Le conseiller fédéral, Paul Chaudet, avait alors été empêché de parler, ce qui avait causé un scandale national. Jean-Pierre Molliet était aux premières loges puisqu’il était instituteur à La Caquerelle, à l’époque.

« Pour moi, La Caquerelle est le Grütli du Jura »

La prochaine chronique «  Notre passé nous montre le chemin  » donnera la parole à Bernard Varrin. /fco


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