La députation francophone de Berne soutient le Concordat

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La députation francophone de Berne soutient le Concordat

Les députés francophones au Grand Conseil bernois appellent majoritairement à valider le Concordat qui régit le transfert de Moutier dans le Jura. Ils se sont réunis mardi en vue de préparer la prochaine session

Les députés francophones au Grand Conseil bernois disent oui au Concordat de Moutier. (Photo : archives) Les députés francophones au Grand Conseil bernois disent oui au Concordat de Moutier. (Photo : archives)

Un « oui » par neuf voix contre quatre et trois abstentions. C’est le résultat du vote des députés francophones au Grand Conseil sur le Concordat qui régit le transfert de Moutier dans le Jura. Réunis mardi en vue de préparer la session de printemps, les élus francophones au législatif bernois ont discuté des gros dossiers qui vont les occuper durant les deux semaines de débats.

Et les affaires qui concernent la région vont démarrer rapidement. Le point huit de l’ordre du jour demande de retirer les mentions sur Moutier dans la Loi sur l'organisation du Conseil-exécutif et de l'administration. Il s’agit, en réalité, de la suite du processus déjà entamé lors des sessions précédentes, durant lesquelles les références à la cité prévôtoise ont été biffées de la Constitution bernoise, fait remarquer Anne-Caroline Graber, présidente de la députation francophone. Cette fois-ci, il s’agit plus exactement d’une loi dans laquelle il est notamment écrit que le siège des instances judiciaires doit être situé dans le Jura bernois. Or, avec le départ de Moutier, une relocalisation temporaire est prévue à Bienne, ce qui doit figurer dans le texte, relève l’UDC neuvevilloise.

L’adhésion au Concordat majoritairement soutenu

Mais le point le plus important de cette session sera certainement le vote sur l’adhésion du Grand Conseil au Concordat réglant le transfert de Moutier dans le canton du Jura. Les élus francophones soutiennent majoritairement ce texte. Les débats se sont d’ailleurs déroulés dans un cadre apaisé, reconnaît Anne-Caroline Graber.

Néanmoins, certains élus émettent des réserves au sujet de ce Concordat. C’est le cas d’Anne-Caroline Graber. Pour la Neuvevilloise, ce qui dérange, c’est le fait que rien ne règle, dans ce texte, le sort des élèves de la Couronne prévôtoise une fois Moutier devenue jurassienne. Si elle reconnaît que cette question n’est pas directement traitée par le document, elle explique qu’un lien indéniable existe entre les deux. Anne-Caroline Graber ne chercherait-elle pas, dès lors, une raison pour s’opposer au Concordat ? « Absolument pas », rétorque l’agrarienne. Ce, d’autant que d’autres élus ont aussi fait part de leur opposition concernant un autre article du document, le point 14, qui régit les collaborations intercommunales.

Les discussions autour de la réorganisation territoriale du Jura bernois se poursuivront encore avec deux crédits. Ces enveloppes concernent le déménagement du Centre de formation de la Berne francophone (CEFF) à Bienne ainsi que l’adaptation des locaux pour la prison de Witwil. /amo


 

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