Notre passé nous montre le chemin : Bernard Varrin

Bernard Varrin a été animateur principal du groupe Bélier de 1964 à 1969 et a notamment mis ...
Notre passé nous montre le chemin : Bernard Varrin

Bernard Varrin a été animateur principal du groupe Bélier de 1964 à 1969 et a notamment mis sur pied l’occupation de la préfecture de Delémont en 1968

Bernard Varrin, animateur principal du groupe Bélier entre 1964 et 1969, nous raconte ses souvenirs. Bernard Varrin, animateur principal du groupe Bélier entre 1964 et 1969, nous raconte ses souvenirs.

Bernard Varrin a été une des chevilles ouvrières de la lutte pour la création du canton du Jura. L’Ajoulot est le deuxième intervenant de notre chronique «  Notre passé nous montre le chemin  » réalisée dans le cadre des 50 ans du vote du 23 juin 1974. Bernard Varrin a occupé la fonction d’animateur principal du groupe Bélier entre 1964 et 1969. L’Ajoulot âgé aujourd’hui de 85 ans a ainsi conçu et participé à de nombreuses opérations des jeunes autonomistes. Certaines ne se sont pas très bien passé, comme en 1965 lorsque la police est vivement intervenue lors d’une manifestation du groupe Bélier. D’autres ont été retentissantes à l’instar de l’occupation de la préfecture de Delémont le 29 juin 1968. L’opération s’était déroulée lors d’une manifestation organisée par le Rassemblement jurassien pour commémorer les 75 ans de la Constitution bernoise. L’action a été immortalisée par Jean Cuttat dans un poème intitulé «  La grande veillée  ».

« La prise de la préfecture devait avoir lieu à la fin du discours de Roland Béguelin »

L’engagement de Bernard Varrin en faveur de la création d’un canton du Jura n’a pas été de tout repos. L’Ajoulot était fonctionnaire postal mais il n’avait pas été renommé en 1969 en raison de ses opinions et de ses activités politiques. Il avait fini par donner sa démission en 1969 avant de se reconvertir dans une autre profession.

« On était inconscient mais une inconscience heureuse »

Bernard Varrin a également été pleinement impliqué dans la préparation du vote du 23 juin 1974. Il a notamment conduit la campagne en Ajoie. Bernard Varrin rappelle que le climat n’était pas toujours facile pour les militants autonomistes dans le district de Porrentruy en raison du poids du Parti radical – qui était majoritairement pro-bernois à l’époque – ou de la présence d’un mouvement antiséparatiste comme le GIPUC, le Groupement interpartis pour l’unité cantonale. Il garde un souvenir marquant du 23 juin 1974 en lien avec Roland Béguelin, le secrétaire général du Rassemblement jurassien, et le tutoiement.

« On a gagné, Monsieur Béguelin ! »

La prochaine chronique «  Notre passé nous montre le chemin  » sera consacrée à Bernard Bédat. /fco


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