Le recours de Pro Natura irrite à Porrentruy

Plusieurs partis politiques bruntrutains ne partagent pas la vision de Pro Natura Jura quant ...
Le recours de Pro Natura irrite à Porrentruy

Plusieurs partis politiques bruntrutains ne partagent pas la vision de Pro Natura Jura quant au développement d’une zone sportive au Banné

Le site du Banné est actuellement au cœur d’une passe d’armes entre défenseurs de la biodiversité et promoteurs d’une zone de sports et loisirs. (photo : archives) Le site du Banné est actuellement au cœur d’une passe d’armes entre défenseurs de la biodiversité et promoteurs d’une zone de sports et loisirs. (photo : archives)

À peine déposé qu’il fait déjà beaucoup causer. Le recours de Pro Natura Jura contre la construction d’un parking au Banné à Porrentruy irrite plusieurs partis politiques. Les sections bruntrutaines du Centre et du PCSI ont réagi vivement mercredi par voie de communiqué de presse. L’organisation de protection de la nature avait, elle, convié les médias mardi pour argumenter sa position.

Le PCSI dénonce « un blocage excessif » alors que le Centre déplore une « position jusqu’au-boutiste ». La vision de Pro Natura est « regrettable » et « empêche la réalisation de projets intéressants pour la promotion de la mobilité douce et de la nature » dénonce le Centre. « Cette opposition est une opposition totale au déploiement d’activités de loisirs au Banné », renchérit le PCSI, pour qui ce nouveau parking de 36 places est « nécessaire ». Le Centre annonce qu’une résolution interpartis sera soumise au prochain Conseil de ville.

Ces prises de positions laissent comprendre que les deux partis politiques n’apprécient pas le fait que Pro Natura Jura ait laissé la porte ouverte à la transformation du site du Banné en zone agricole, ce qui aurait pour conséquence la suppression des actuels terrains de football. Contactée par RFJ mercredi, l’organisation assure souhaiter que « le Banné reste comme il est actuellement. Ce n’est pas notre plan d’enlever les terrains de football. On se bat pour ne pas voir un parking là-haut », a déclaré Géraldine Ischer. « Pour le moment, on ne fera pas d’action pour que ce site devienne une zone agricole », assure la chargée d’affaires. /clo


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