Notre passé nous montre le chemin : Pierre-André Marchand

L’ancien enseignant et fondateur du journal satirique « La Tuile » a été un membre actif du ...
Notre passé nous montre le chemin : Pierre-André Marchand

L’ancien enseignant et fondateur du journal satirique « La Tuile » a été un membre actif du groupe Bélier dans les années 60 et 70 et raconte ses souvenirs des nombreuses opérations auxquelles il a pris part

Pierre-André Marchand a fondé le journal satirique «  La Tuile  ». Pierre-André Marchand a fondé le journal satirique « La Tuile ».

La lutte pour la création du canton du Jura était également une grande histoire d’amitié. C’est ainsi que Pierre-André Marchand résume son engagement. L’ancien enseignant et fondateur du journal satirique « La Tuile » se replonge dans ses souvenirs dans notre chronique « Notre passé nous montre le chemin » consacrée aux 50 ans du vote du 23 juin 1974. Pierre-André Marchand a fait partie du groupe Bélier dans les années 60 et 70. Il vivait alors dans le Jura Sud, à Sonvilier puis à La Ferrière, avant de s’établir dans le Nord. Pierre-André Marchand a participé à de nombreuses actions du Bélier. Il raconte ainsi les stratégies originales déployées pour éviter de se faire arrêter par la police bernoise ainsi qu’une rencontre fortuite, au soir du 23 juin 1974, avec un journaliste romand pas vraiment favorable aux revendications autonomistes. En tant que membre du Bélier, Pierre-André Marchand avait même prononcé un discours sur la prairie du Grütli lors d’une opération teintée d’humour et de dérision qui s’était déroulée… le 1er avril 1968, ça ne s’invente pas…

« On finissait parfois en taule mais on rigolait bien »

Pierre-André Marchand a également exercé ses talents naissants d’écrivain et de polémiste au sein du groupe Bélier. Il a été en charge de la rédaction des procès-verbaux des séances du mouvement. Des procès-verbaux que Pierre-André Marchand écrivait à sa sauce en glissant quelques railleries à l’égard de certains membres du Bélier. « Ça m’a fait la plume », glisse celui qui allait ensuite écrire dans « Le Jura Libre » et créer le journal satirique « La Tuile » en 1971. Sa plume, Pierre-André Marchand l’a aussi utilisée pour des textes plus poétiques comme « Ce soir » qui avait été mis en musique sur un disque 45 tours sorti à l’occasion du vote du 24 septembre 1978 lorsque le peuple suisse a accepté l’entrée de la République et Canton du Jura dans la Confédération.

« On commençait toutes nos séances par des écrasées de rire »

Pierre-André Marchand est né et a grandi à Sonvilier, dans le Jura Sud. Il a ensuite travaillé comme enseignant à La Ferrière avant de venir exercer son métier dans le Nord, à Courcelon et à Delémont, et de s’établir à Soulce. Pierre-André Marchand raconte les vexations dont il a été victime, à l’époque, en tant qu’autonomiste dans le Jura Sud. Il se souvient ainsi d’une soirée d’information qu’il avait organisée avec d’autres militants à Cormoret et qui avait été perturbée par une soixantaine d’anti-séparatistes particulièrement virulents. Pierre-André Marchand évoque aussi les brimades subies dans son métier d’enseignant étiqueté autonomiste dans le Jura Sud.

« Être autonomiste dans le Sud, ça voulait dire être détesté »

La prochaine chronique « Notre passé nous montre le chemin » sera consacrée à Claude Gigandet. /fco


 

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