Les partis politiques jurassiens se sont dits ouverts au débat pour adapter le mécanisme du frein à l’endettement afin de faire face au défi financier que représente l’accueil de Moutier.
Après avoir consulté les groupes politiques jurassiens durant l’été, le Gouvernement confirme sa proposition d’adapter temporairement le mécanisme du frein à l’endettement afin de supporter les incidences financières liées à l’accueil de Moutier. L’exécutif a transmis formellement au Parlement la proposition déjà évoquée en juin dernier, à savoir exclure du calcul du frein à l’endettement le manque à gagner d’environ 65 millions de francs de la péréquation financière fédérale ainsi que les investissements pour l’aménagement des bâtiments de l’administration cantonale à Moutier. « Ces derniers sont actuellement estimés à 10 millions de francs », précise le Gouvernement. Il propose de neutraliser ces deux effets financiers extraordinaires pour une période de six ans (2026-2031).
« Les partis reconnaissent la nature unique de l’évènement »
Cette adaptation a été soumise aux organismes politiques ces deux derniers mois. « Bien que la plupart d’entre eux soient attachés au mécanisme de frein à l’endettement, les partis politiques reconnaissent la nature unique de l’évènement et l’importance d’anticiper ses effets financiers. De manière générale, ils sont ouverts à entrer en matière ». Les aspects concrets, notamment le montant exact à neutraliser, seront discutés en commission et débattus au Parlement. Malgré cette « entorse », l’exécutif estime que l’exigence de rigueur budgétaire serait maintenue, car « les minimas du degré d'autofinancement des investissements continueront à s'appliquer, tout comme la double validation - par les deux tiers du Parlement et par le peuple - nécessaire pour déroger au principe de frein à l’endettement ». Le référendum populaire pourrait avoir lieu en début d’année prochaine. /comm-jpi












