Après consultation, le Gouvernement maintient sa proposition d’adapter le frein à l’endettement

Les partis politiques jurassiens se sont dits ouverts au débat pour adapter le mécanisme du ...
Après consultation, le Gouvernement maintient sa proposition d’adapter le frein à l’endettement

Les partis politiques jurassiens se sont dits ouverts au débat pour adapter le mécanisme du frein à l’endettement afin de faire face au défi financier que représente l’accueil de Moutier.

La dérogation du principe du frein à l'endettement devra encore être discutée en commission et débattue devant le Parlement. (Photo : Georges Henz). La dérogation du principe du frein à l'endettement devra encore être discutée en commission et débattue devant le Parlement. (Photo : Georges Henz).

Après avoir consulté les groupes politiques jurassiens durant l’été, le Gouvernement confirme sa proposition d’adapter temporairement le mécanisme du frein à l’endettement afin de supporter les incidences financières liées à l’accueil de Moutier. L’exécutif a transmis formellement au Parlement la proposition déjà évoquée en juin dernier, à savoir exclure du calcul du frein à l’endettement le manque à gagner d’environ 65 millions de francs de la péréquation financière fédérale ainsi que les investissements pour l’aménagement des bâtiments de l’administration cantonale à Moutier. « Ces derniers sont actuellement estimés à 10 millions de francs », précise le Gouvernement. Il propose de neutraliser ces deux effets financiers extraordinaires pour une période de six ans (2026-2031).


« Les partis reconnaissent la nature unique de l’évènement »

Cette adaptation a été soumise aux organismes politiques ces deux derniers mois. « Bien que la plupart d’entre eux soient attachés au mécanisme de frein à l’endettement, les partis politiques reconnaissent la nature unique de l’évènement et l’importance d’anticiper ses effets financiers. De manière générale, ils sont ouverts à entrer en matière ». Les aspects concrets, notamment le montant exact à neutraliser, seront discutés en commission et débattus au Parlement. Malgré cette « entorse », l’exécutif estime que l’exigence de rigueur budgétaire serait maintenue, car « les minimas du degré d'autofinancement des investissements continueront à s'appliquer, tout comme la double validation - par les deux tiers du Parlement et par le peuple - nécessaire pour déroger au principe de frein à l’endettement ». Le référendum populaire pourrait avoir lieu en début d’année prochaine. /comm-jpi


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