Sans surprise, le Conseil municipal de Moutier roule pour le Concordat. Les populations jurassienne et bernoise voteront le 22 septembre prochain sur le document qui règle le transfert de la ville dans le canton du Jura. L’exécutif prévôtois appelle à son tour, ce mercredi, à glisser un « oui » dans l’urne, dans la foulée des gouvernements des deux cantons. Pour le Conseil municipal, il s’agit de valider le souhait exprimé démocratiquement par les Prévôtois en 2017 et en 2021 de changer d’appartenance cantonale.
Le résultat de Moutier sera particulièrement scruté. « Bien sûr, il y a une pression particulière, mais une pression symbolique. La population de Moutier est évidemment directement concernée. Le Conseil municipal et les autres autorités apprécieraient que le oui en ville soit plus massif que les fronts traditionnels de la Question jurassienne. Cela montrerait qu’une partie de la population a décidé de tourner la page et qu’une importante majorité souhaite entériner les votes de 2017 et 2021. Mais dans les faits, le résultat de Moutier ne vaudra pas plus que celui de Münsingen ou de Worb. C’est celui du canton de Berne, de manière générale, qui fera foi », explique Valentin Zuber, conseiller municipal et président de la Délégation aux affaires jurassiennes.
Un « non » à Moutier ferait en tout cas jaser, surtout si le Concordait était accepté dans les cantons. « Il ne faut pas avoir honte de dire qu’un non à Moutier serait problématique. Après, on sait qu’il y a un clivage traditionnel en ville sur la Question jurassienne. Un camp sera-t-il plus mobilisé que l’autre ? On voit en tout cas que la campagne est très légère, bien loin de celles que nous avons connues ces dernières années. C’est incomparable. Mais évidemment, le Conseil municipal souhaite que la population aille voter. On serait toutefois déçu qu’un autre résultat qu’un oui sorte en ville », ajoute Valentin Zuber.
Verdict le 22 septembre. /rch













