Le Conseil de ville de Delémont a pris connaissance ce lundi soir de l’audit externe mandaté pour faire la lumière sur le fiasco de Clair-Logis qui a coûté près d’un million de francs à la commune.
La lumière est désormais faite dans le fiasco du dossier Clair-Logis qui a coûté 950'000 francs, au total à la commune de Delémont. Le Conseil de ville a pris connaissance ce lundi soir du rapport d’audit externe commandé par la Commission de gestion et de vérification des comptes (CGVC). Les principales conclusions ont été présentées à la tribune par la présidente de la CGVC, Céline Robert-Charrue Linder (CS-POP et Vert-e-s). De nombreux dysfonctionnements ont ainsi été constatés comme l’absence d’un pilote dans l’avion, la confusion entre la notion de fondation de droit privée – ce qui était le cas pour Clair-Logis – et celle de fondation de droit public ou encore pas de provisions pour les réserves budgétaires. Au final, la commune n’aurait donc pas dû intervenir dans le fonctionnement de la fondation Clair-Logis. La présidente de la CGVC parle ainsi de « vaste enfumage » et évoque « un engrenage » qui a poussé tout le monde à « prendre de mauvaises décisions ». Céline Robert-Charrue Linder souligne également que l’audit n’avait pas vocation, dès le départ, à définir des responsables mais visait à bénéficier d’une feuille de route pour éviter qu’une telle situation se reproduise. L’étude définit ainsi un certain nombre de recommandations en termes de délégation d’une tâche publique à une entité privée, de clarification des responsabilités ou encore de communication.
Céline Robert-Charrue Linder : « Tout le monde a toujours considéré que Clair-Logis était une institution de la commune de Delémont, alors qu’il s’agissait d’une fondation de droit privé. »
Pour rappel, Clair-Logis a, in fine, été vendu à un acteur privé, en l’occurrence une société qui appartient au groupe Tertianum. /fco









