Les tests de stimulation hydraulique ont démarré ce mardi matin en Haute-Sorne. Ils permettront notamment de connaitre la « microsismicité » déclenchée par cette injection d’eau.
La dernière phase opérationnelle du projet de géothermie profonde en Haute-Sorne a démarré. Des tests de stimulation hydraulique prévus dans le cadre de la phase d’exploration du projet ont commencé ce mardi matin à Glovelier. 500 m3 d’eau seront injectés à une profondeur de 3'800 m durant une semaine. Un dispositif spécial à été installé sur le site du projet depuis le 24 juin dernier. « On a déployé des sismomètres spéciaux qui sont accrochés à un câble et qui sont directement dans le forage », explique le directeur de Geo-Energie Jura, Olivier Zingg. Cette chaîne de huit sismomètres permettra « de mesurer de manière extrêmement précise ce qu’il se passe dans la roche et de pouvoir y réagir très rapidement ».
Ces tests, qui marquent la fin de la phase d’exploration, ont plusieurs objectifs, selon Olivier Zingg. Ils permettront de connaitre « la capacité qu’on a à rendre le sous-sol profond plus perméable ». Le deuxième objectif est encore plus central. Il permettra de mesurer le risque sismique du projet. « C’est de savoir quelle sera la réaction sismique de la roche, la microsismicité qui sera déclenchée par cette injection d’eau ». Les analyses de ces données permettront « de savoir si le projet peut continuer comme prévu ou pas ». Si les tests de stimulation ne durent que quelques semaines, la phase d’analyse prendra, quant à elle, plusieurs mois.
Olivier Zingg : « Les résultats seront déterminants pour la suite. »
Une phase de tests très surveillée
Les tests de stimulation dans le cadre du projet de géothermie profonde seront soumis à une surveillance accrue. Plusieurs dispositifs, en surface, permettront d’assurer que les opérations se déroulent de manière sûre. Des personnes seront aussi présentes 24h sur 24 sur le chantier pour surveiller les données enregistrées. Si les sismicités atteignent une magnitude de 0.3, l’injection sera temporairement suspendue et à 0.9, elle sera définitivement stoppée. Une fin de ces tests ne signifie toutefois pas une fin du projet : « Ce n’est pas forcément quelque chose de négatif. On analysera les données acquises. C’est seulement sur la base de cette analyse et la mise à jour des études de risque qu’on saura si le projet peut continuer comme prévu ou pas », explique le directeur de Geo-Energie Jura.
Pas de nuisances particulières
Ce chantier n’est pas comparable au forage de l’année dernière. Olivier Zingg assure que la seule source de bruit est « deux pompes qui fonctionneront tout le temps. Le niveau des émissions sonores a été contrôlé par le canton la semaine passée pour s’assurer du respect de toutes les normes. On aura également un faible degré d’activité ». /fwo









