Elle se veut plus souple et davantage ancrée dans les réalités du terrain, la nouvelle formation des agriculteurs. Le certificat fédéral de capacité (CFC) d’agriculteur sera remanié dès la rentrée scolaire d’août prochain. Tous les cinq ans, les ordonnances et les plans de formation sont analysés afin d’en juger la pertinence et de les faire évoluer si nécessaire.
Dans le domaine agricole, 360 périodes étaient allouées pour chacune des deux premières années. La dernière en consacrait 880. « Nous avons constaté que le cursus actuel était, d’une part trop dense et, d’autre part, que l’approfondissement pratique était jugé insuffisant », estime Pierre-André Odiet, le responsable du département formation professionnelle et continue à la Fondation rurale interjurassienne.
Alléger pour mieux spécialiser
Résultat de cette refonte, le nouveau cursus comprendra deux années communes et une troisième consacrée à une orientation plus spécifique. Le volume scolaire de cette dernière année sera réduit à 500 périodes, avec notamment un cours-bloc à plein temps organisé en hiver.
Au-delà de la structure, les contenus évolueront également. Plutôt que d’aborder l’ensemble des branches de production, les apprentis se spécialiseront dans l’une des six orientations proposées : grandes cultures, production bovine, production porcine, aviculture, production végétale biologique et économie alpestre. Un accent renforcé sera mis sur la durabilité, la gestion économique, la communication et les technologies numériques.
Pierre-André Odiet : « Plutôt que d’aborder toute la palette des branches de production, les apprentis se spécialiseront dans l’une des six orientations. »
Autre changement notable : il sera possible d’ajouter une 4e année afin de se consacrer à une seconde orientation. D’après Pierre-André Odiet, cet ajout permet de conserver une formation large, tout en répondant aux besoins des exploitations mixtes. /ehe









