L'hôtellerie-restauration a perdu plus de 40'000 emplois en 2020

Sans prendre en compte les effets du second confinement, le secteur de l’hôtellerie-restauration ...
L'hôtellerie-restauration a perdu plus de 40'000 emplois en 2020

Sans prendre en compte les effets du second confinement, le secteur de l’hôtellerie-restauration déplore la perte de plus de 40'000 emplois l’année dernière. Réaction de GastroJura

Les entreprises qui dépendent du tourisme d'affaires ont particulièrement souffert de la crise (photo : KEYSTONE / Ti-Press / Pablo Gianinazzi). Les entreprises qui dépendent du tourisme d'affaires ont particulièrement souffert de la crise (photo : KEYSTONE / Ti-Press / Pablo Gianinazzi).

Le secteur de l'hôtellerie et de la restauration suisse a perdu plus de 40'000 emplois l'année dernière en raison de la fermeture d'entreprises suite à la pandémie. Les effets du second confinement ne sont pas encore inclus dans le nombre d'emplois perdus calculé par le Secrétariat d'Etat à l'économie, souligne Casimir Platzer, président de GastroSuisse, dans une interview publiée ce vendredi dans les journaux alémaniques de Tamedia. Selon lui, au moins 10'000 emplois supplémentaires ont été perdus depuis. Dans le Jura, une trentaine de cessations d’activité et une vingtaine d’ouvertures ont été enregistrées, selon GastroJura.


Le Jura concerné par la diminution du tourisme d'affaires

Les restaurants qui dépendent du tourisme d'affaires et des manifestations ont été particulièrement touchés. Le tourisme d’affaires est important dans la région, souligne Maurice Paupe, président de GastroJura, qui rappelle la présence de nombreuses entreprises horlogères. 

Bonne nouvelle en revanche du côté des destinations de montagne, lacustres et rurales qui s'en sont mieux sorties, selon GastroSuisse. Le tourisme indigène a permis de sauver les meubles dans la région, notamment l'été dernier, se réjouit Maurice Paupe.


Finances dans le rouge

Le président de GastroSuisse rappelle qu'un sondage mené début mars par la faîtière avait montré que deux tiers des quelque 3'500 membres interrogés avaient des problèmes financiers et que 20% avaient déclaré être fermés indéfiniment. Selon un second sondage réalisé en avril, le nombre d'établissements touchés a diminué. Cela peut être lié aux fonds pour les cas de rigueur, qui ont entretemps été versés, avance Casimir Platzer.

« Je plaide maintenant pour que les aides financières fournies le soient à fonds perdus. L’obligation de remboursement pourrait poser problème », craint Maurice Paupe, alors que les restaurants pourraient rouvrir leurs espaces intérieurs le 31 mai prochain en Suisse, selon les dernières annonces du Conseil fédéral. /ATS-mmi-nmy


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