Des conséquences financières

Des questions restent ouvertes au lendemain de la fermeture immédiate de l’UHMP. La direction ...
Des conséquences financières

UHMP

Des questions restent ouvertes au lendemain de la fermeture immédiate de l’UHMP. La direction de l’Hôpital du Jura a annoncé cette mesure radicale mardi après-midi. Les patients seront transférés dans des centres bernois ou neuchâtelois dès ce mercredi. L’Unité Hospitalière Médico-Psychologique restera fermée au moins six mois dans le Jura. Et il y aura des conséquences pour le porte-monnaie de l’Hôpital du Jura.

Difficile pour l’heure de chiffrer précisément le coût de cette fermeture pour l’H-JU. Contacté mercredi matin, Kristian Schneider nous a dit être en possession d’une somme maximum, une somme qui pourrait être atteinte dans le pire des scénarios. Mais le directeur de l’Hôpital du Jura ne veut pas la dévoiler. Elle dépendra notamment du nombre d’employés licenciés que l’H-JU aura pu replacer. Pour Kristian Schneider, ce coût sera précisément connu à fin octobre. Il comprendra notamment les salaires des personnes licenciées, le manque de recettes, mais aussi une partie des coûts fixes de l’Hôpital répartis entre les différents services de l’établissement.

Des coûts aussi pour le canton

Cette fermeture immédiate de l’UHMP va aussi avoir un impact sur les finances cantonales. Là encore, il est très difficile pour l’heure d’avancer un chiffre, notamment parce que le ministre de la Santé, Michel Thentz, est injoignable. Il est toute cette semaine à l’étranger. Mais il y aura bel et bien un coût qualifié d’« indirect » par le chef du Service de la santé publique Nicolas Pétremand. Ce coût est lié au renforcement du CMP, le Centre médico-psychologique, par deux médecins et un infirmier. Nicolas Pétremand nous a précisé mercredi matin que le coût n’est pas prioritaire dans ce genre de décision. Il conçoit qu’il y a un dégât, d’image notamment. « C’est la preuve que quelques chose ne fonctionnait pas », nous a-t-il dit. Il espère à présent « que l’effet positif, l’effet de reconstruction sur des bases saines, domine à l’avenir ». Il attend une « dynamique positive d’ici la fin de l’année ». Pour lui, la fermeture minimale de six mois est un délai très court. Mais il juge indispensable que tous les services concernés « se mettent la pression pour retrouver ces 20 lits sur le territoire cantonal ». Nicolas Pétremand s’est toutefois montré très clair : « ce ne sera pas le cas au 1er janvier 2015 ». /msc+clo


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