L'affaire du sous-officier de la police jurassienne licencié pour abus d'autorité s'est invitée au Parlement. La ministre de l’intérieur a évoqué des « arguments étayés » qui ont mené au licenciement décidé « en toute connaissance de cause par l’État employeur ».
L'affaire du sergent-chef de la police jurassienne licencié pour abus d'autorité sur un individu menotté, révélée cet été par « Le Quotidien jurassien », s'est invitée au Parlement jurassien ce mercredi matin. Le député UDC Yves Gigon a dénoncé, à l'heure des questions orales, de la « démesure » et le « peu de respect accordé à la police ». L’élu agrarien estime ce licenciement abusif pour ce qui s’apparenterait, selon ses mots, à « une petite taloche derrière la tête d'un délinquant récidiviste ». Des mots qui n'ont pas plu à la ministre de l'intérieur qui a fait part de son agacement à l’idée de devoir évoquer une affaire aussi sensible devant le Parlement. Elle a néanmoins laissé entendre, sans en révéler la nature exacte, que les faits ayant mené au licenciement immédiat du sous-officier en question étaient plus graves que ceux décrits par le député UDC.
Nathalie Barthoulot : « C’est un agent qui a probablement un peu dérapé. »
« Je dois me retenir de ne pas corriger un certain nombre d’éléments avancés dans les médias cet été. Je peux assurer que l’enquête a été menée avec diligence, que l’État employeur a pris la décision en toute connaissance de cause avec des arguments étayés », a avancé Nathalie Barthoulot, rappelant qu’il y avait des règles et un cadre déontologique à respecter. « Peu importe que l’agent ait 20 ans de service. C’est un agent qui a probablement un peu dérapé et pour le respect du corps, pour la confiance aussi que la population doit avoir dans la police, il était nécessaire de prendre cette mesure », a ajouté la ministre de l’intérieur. Une question écrite sur cette même affaire a aussi été déposée dernièrement. Le Gouvernement « y répondra prochainement ». Le policier a, lui, contesté son licenciement et une procédure est en cours. /jpi








