Porrentruy : les polices cantonale et locale font chambre commune

Le guichet commun des polices cantonale et locale de Porrentruy a été inauguré officiellement ...
Porrentruy : les polices cantonale et locale font chambre commune

Les polices cantonale et communale travaillent main dans la main. Les polices cantonale et communale travaillent main dans la main.

Le guichet commun des polices cantonale et locale de Porrentruy a été inauguré officiellement ce vendredi en présence de la ministre de l’intérieur Nathalie Barthoulot. Opérationnel depuis le 3 octobre dernier, il vise à simplifier les démarches pour les usagers tout en renforçant la collaboration entre les deux corps de police.

« C’est une vraie amélioration pour la population qui se retrouve avec un seul guichet, en ville, accessible. Et cette optimisation des forces permet de conserver une police locale, ce pourquoi nous nous sommes battus », commente Julien Loichat, conseiller municipal en charge de la sécurité. Le Bruntrutain n’a donc plus à se demander dans quel poste il doit se rentre pour effectuer telle ou telle démarche. Tout se passe désormais dans le bâtiment de « La Beuchire » rue du 23 juin, à deux pas de l’Hôtel de ville. L’ancien poste de police situé rue Cuenin n’existe plus.

Compétences élargies pour les policiers communaux

Mais ce rapprochement va également changer la vie des deux corps de police. Comme un symbole, le pacte pour ce guichet commun a été signé ce vendredi 11 novembre dans la salle des mariages de l'hôtel de ville de Porrentruy. « Je n’irai pas jusqu’à parler de mariage entre la police cantonale et la police communale, mais elles partagent un bout du même lit ! », plaisante volontiers le maire Pierre-Arnauld Fueg. « Disons la même chambre », relance Julien Loichat. Et le début de la vie conjugale, c’est un grand changement ! En premier lieu pour les neufs policiers communaux qui voient leurs compétences élargies. « Les policiers communaux vont désormais effectuer des interventions qui étaient auparavant exclusivement réservées à la police cantonale, notamment l'enregistrement des plaintes pénales », explique le commandant de la police cantonale jurassienne, Damien Rérat.

L'union fait la force

Une aide précieuse pour la police cantonale qui ne possède, avec 151,5 équivalents temps plein, qu’un petit contingent comparé à ses voisins romands. Ce rapprochement avec la police municipale est donc un enrichissement mutuel selon la ministre de l’intérieur Nathalie Barthoulot. « Cela permet des mutualiser les compétences des unes et des autres, d’avoir des processus communs, de partager des manières de faire. Chaque police y gagnera. Cela donnera dans les enquêtes une efficacité plus grande car on aura une réactivité beaucoup plus forte. » Ce mariage permet également d’optimiser les coûts de fonctionnement des deux corps de police. Cela contribue enfin à renforcer la présence de la police cantonale auprès de la population jurassienne puisqu’elle possède aussi deux postes à Delémont et un autre à Saignelégier. /jpi


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