Des familles veulent se faire entendre sur l’APEA

Des familles réagissent après la décision du Parlement sur l’APEA. Le législatif jurassien ...
Des familles veulent se faire entendre sur l’APEA

Des familles réagissent après la décision du Parlement sur l’APEA. Le législatif jurassien a décidé mercredi de faire confiance à l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte. Il a refusé une motion de l’UDC qui demandait un audit de l’institution. Deux personnes nous ont contactés pour dénoncer le choix des députés. Et même si c’est un peu tard, elles ne comptent pas en rester là.

Un groupe privé de plus d’une trentaine de parents s’est constitué sur Facebook pour échanger, s’entraider et lutter face à l’APEA. Des histoires de familles y sont partagées. Des familles qui disent subir les mauvais jugements de l’institution.

Un papa de Courroux nous a raconté ses difficultés. Il critique les lenteurs administratives : une procédure a été lancée l’année passée pour la garde de sa fille. Une expertise entamée en juin… Elle est toujours en cours et doit durer jusqu’à fin février… sans garanties. Et l’APEA doit encore se prononcer ensuite… Le problème pour cette personne, c’est que durant tout ce temps, l’APEA ne traite pas ses autres demandes. Il dénonce également la toute-puissance des curateurs avec lesquels il est difficile de discuter et qui ont le pouvoir décisionnel, selon lui.

La lutte se poursuit

Ameena Stoquet a créé le groupe Facebook pour ces personnes en difficulté… et elle va continuer à lutter. La Jurassienne habite actuellement au Locle mais son dossier est toujours traité à l’APEA du Jura. Un juge neuchâtelois lui a d’ailleurs affirmé qu’il allait demander son dossier et des explications au Jura parce qu’il estime qu’il aurait déjà dû être traité. Elle dénonce du travail bâclé et même des menaces de la part des curateurs.

Cette maman a écrit à Berne, au Palais fédéral, pour expliquer la situation. Elle attend des nouvelles de ces courriels et planche actuellement pour saisir la Cour de cassation à Bruxelles. « Je veux dénoncer ça, je sais quelle maman je vaux et je refuse que les autorités m’humilient et me dénigrent », clame la mère de famille. « Dès la rentrée des plaintes vont tomber », menace-t-elle. /lbr


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