La future prison de Moutier pourrait faire l’objet d’un projet-pilote lié à la santé des détenus. C’est la réponse du Gouvernement jurassien à la question écrite de la députée suppléante Chantal Gerber (PS) qui sera traitée mercredi au Parlement. La prison de Porrentruy devra fermer ses portes prochainement au profit de nouveaux lieux de détention dans la cité prévôtoise. L’occasion de revoir le système de santé mis en place dans le milieu carcéral du canton et de se pencher sur la possibilité d’un nouveau modèle.
Le Gouvernement souhaite optimiser les prestations déjà en vigueur en renforçant, par exemple, le personnel infirmier. Un accent pourrait être mis en particulier sur l’amélioration de la coordination des interventions ou encore la distribution des médicaments. Le recours à la télémédecine sera aussi examiné plus attentivement. Les modalités sont en cours de finalisation. Si cette nouvelle organisation pensée dans un premier temps pour Moutier est jugée satisfaisante, elle pourrait être répliquée sur le site carcéral de Delémont.
À ce stade, le Gouvernement s’appuie sur les forces actuellement disponibles, notamment la visite de médecins externes une fois par semaine sur demande et d’infirmiers en psychiatrie avec quatre interventions hebdomadaires. À cela s’ajoutent aussi les rendez-vous dans les établissements spécialisés. /nje









