Un accueil en crèche bientôt optimal dans le Jura

L’accueil extrafamilial sera bientôt au beau fixe dans le Jura. Dès le 1er janvier 2018, la ...
Un accueil en crèche bientôt optimal dans le Jura

Le canton comptera 1'000 places en structure d'accueil extrafamilial le 1er janvier prochain. Quant aux tarifs, ils seront revus à la hausse pour les hauts revenus

Crèche Les listes d'attente pour placer les enfants en crèche vont s'absorber.

L’accueil extrafamilial sera bientôt au beau fixe dans le Jura. Dès le 1er janvier 2018, la barre des 1'000 places proposées en crèche sera atteinte dans le canton, notamment grâce à l’ouverture de la nouvelle Maison de l’Enfance à Delémont. On en compte aujourd’hui un peu plus de 900, alors que seules 300 places étaient disponibles en 2004.

La situation va donc devenir plus confortable pour les parents, qui verront les possibilités s’élargir pour la garde de leurs enfants. « Les listes d’attente vont se résorber. Par le passé, on devait déjà réserver une place en crèche quand on pensait avoir un enfant. Le délai d’attente allait souvent jusqu’à deux ans. Aujourd’hui, lorsque les parents formulent une demande, celle-ci peut être rapidement satisfaite. Il y a parfois un délai de un ou deux mois et l’enfant peut entrer en structure d’accueil tout de suite », affirme Nathalie Barthoulot, la ministre jurassienne de l’Intérieur. « La politique mise en place nous permet de répondre à la demande ».

 

Tarifs revus à la hausse pour les hauts revenus

Pour parvenir à ce résultat, le financement des crèches a été modifié l’été dernier. Il oblige les communes et les institutions à un monitorage financier plus fin. Et dès août 2017 – soit à la prochaine rentrée – les tarifs vont également changer. « Les prix resteront stables pour la classe moyenne. Par contre, les revenus élevés paieront davantage. Aujourd’hui, que vous gagniez 9'000 francs ou 12'000 francs, vous payez le même montant pour le placement d’enfants. Nous allons donc déplafonner les tarifs. D’autre part, nous allons facturer les repas à prix coûtant », poursuit Nathalie Barthoulot. Un repas que l’on paie aujourd’hui cinq francs pourra ainsi être facturé entre six et huit francs.

Enfin, les parents paieront chaque mois une facture d’un montant identique, alors que le dû peut actuellement varier si l’enfant ne va pas à la crèche pour cause de maladie ou de vacances. « Ce nouveau mode de facturation est un besoin pour les institutions, car elles font aujourd’hui carrément des décomptes d’épicier. Il n’y aura pas de côté injuste, car si des parents ne placent pas leur enfant en crèche pour cause de maladie, par exemple, ils pourront le faire à un autre moment sans aucun frais », conclut Nathalie Barthoulot. /rch


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