Le haras d’Avenches menacé par des coupes budgétaires

Le président de la FSFM Bernard Beuret accuse « certains milieux » de vouloir la peau du Haras ...
Le haras d’Avenches menacé par des coupes budgétaires

Le président de la FSFM accuse « certains milieux » de vouloir la peau du haras d’Avenches

Le haras national d'Avenches est un outil utile réaffirme Bernard Beuret. Le haras national d'Avenches est un outil utile réaffirme Bernard Beuret.

Un nouveau coup dur pour le haras d'Avenches. L'institution en charge de l'élevage du cheval Franches-Montagnes subit des coupes budgétaires de la part d'Agroscope, le centre de la Confédération pour la recherche agricole. Cette austérité qui menace le haras a refait surface ce week-end lors de la finale des tests en station. Bernard Beuret le président de la Fédération Suisse du Franches-Montagnes a réagi publiquement et dénonce un acharnement contre le Haras d'Avenches depuis de nombreuses années.

 

« Certains veulent sa suppression par idéologie ou par intérêt financier »

En 2011, la Confédération avait pourtant réaffirmé son attachement à Avenches dans la loi sur l'agriculture. Mais Bernard Beuret accuse certains acteurs d'aller à l'encontre de cette ligne politique. « Depuis 2011, certains tentent par différents moyens d’affaiblir le haras national. On lui a retiré le secteur de la formation, limité son activité à l’élevage du Franches-Montagnes uniquement, désormais on sépare l’institut Suisse de médecine équine du haras pour le transférer à l’université de Berne... On assiste à un processus d’érosion systématique. Certains veulent sa suppression par idéologie car ils estiment que les pouvoirs publics n’ont plus à s’occuper de ces tâches. Mais il existe aussi d’autres organisations qui aimeraient récupérer les tâches du haras par intérêt financier. »

 

Une table ronde pour sauver l’institution

En guise de plan de sauvetage, Bernard Beuret veut désormais réunir les différents acteurs concernés dont le canton du Jura afin de redéfinir le rôle et les tâches du haras. Une table ronde censée « consolider l'institution » auprès des pouvoirs publics. « Si le haras devait disparaître, la Confédération déléguerait sans doute ces services mais à des prix supérieurs aux coûts actuels et cela reviendrait alors trop cher aux éleveurs. La race Franches-Montagnes ne serait pas menacée d’extinction pour autant, mais ça nous priverait d’un outil aujourd'hui utile », commente Bernard Beuret. Le président de la FSFM espère désormais une montée au créneau de la part des différents acteurs afin de sensibiliser les pouvoirs publics au sort du haras d’Avenches. /jpi


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus