Les graines jurassiennes aux quatre coins du globe

Le Jardin botanique de Porrentruy est riche en graines, et n’est pas seul à en profiter. Le ...
Les graines jurassiennes aux quatre coins du globe

Le Jardin botanique a réalisé son « Index Seminum 2016 », dont la variété ressort dans le rapport de Jurassica

 Graine d'orge (photo: image d'archives)

Le Jardin botanique de Porrentruy est riche en graines, et n’est pas seul à en profiter. Le catalogue de l’an dernier proposait 736 espèces et variétés à l’échange, selon le rapport Jurassica récemment publié. Quelques 1'300 sachets de graines issues de la récolte de l’institution ont été distribués à travers le monde, plus particulièrement en Europe.

 

Un terroir qui a du succès

« L’Index Seminum » du Jardin botanique de Jurassica est envoyé à près de 400 institutions et jardins botaniques à travers le monde. Des graines de Porrentruy peuvent ainsi se retrouver en Chine, en Égypte ou en Inde. La majorité des commandes provient néanmoins d’Europe, qui concentre le plus de jardins botaniques.

Ce sont en particulier les plantes du massif jurassien qui sont demandées à l’institution bruntrutaine. De son côté, le Jardin botanique de Jurassica est attentif à renouveler ses plantes qui montrent des signes d’affaiblissement ou meurent. Il cherche aussi à élargir son éventail, avec un attrait particulier pour les cactacées, une famille de plantes à fleurs.

 

Travail d’observation et de patience

La récolte de graines se fait sur toute la saison, d’avril à novembre. Il est important de bien suivre l’évolution des plantes, pour récolter au bon moment. Les extraits sont ensuite stockés dans des cartons. Puis, en novembre, le recensement pour le catalogage commence, ainsi que le tri et l’empaquetage des graines. Une fois ce travail terminé, les commandes peuvent être honorées.

 

Conservation assurée

Cet échange de graines entre institutions et jardins botaniques est plus strictement réglementé depuis les accords de Rio. Le jardinier chef du jardin botanique de Jurassica, Alain Mertz, n’y voit que des avantages. Ce catalogage permet une meilleure traçabilité des graines. Il évite également que les graines ne soient utilisées à des fins commerciales, et que les études ou recherches ne profitent pas aux pays d’origine. Enfin, le fait que certaines espèces soient entretenues en plusieurs endroits de la planète assure la préservation d’un patrimoine naturel mondial. /ich


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