Un salaire minimum à 19.25 ou 20 francs de l’heure ?

Le Parlement devra se prononcer mercredi sur le texte de loi sur le salaire minimum
Un salaire minimum à 19.25 ou 20 francs de l’heure ?

Le Parlement devra se prononcer mercredi sur le texte de loi sur le salaire minimum

Salaire minimum 75 centimes, c'est la différence entre les deux propositions sur le montant du salaire minimum.

Le salaire minimum est de retour devant le Parlement. Quatre ans et demi après l’acceptation du peuple de l’initiative « un Jura aux salaires décents », une loi sera débattue mercredi prochain. Suite à des décisions judiciaires, les députés jurassiens auront l’obligation de se prononcer sur les différents articles. La proposition du Gouvernement n’a pas beaucoup changé depuis 2015, lorsque le Parlement avait refusé par deux fois l’entrée en matière. Toutefois plusieurs variantes feront l’objet de discussions.

 

75 centimes de différence

Le Gouvernement et la majorité de la commission fixent le salaire minimum à 19.25 francs de l’heure, alors que la minorité réclame 20 francs. C’est une des variantes qui seront débattues mercredi. Autre article qui sera discuté, le champ d'application de la loi sur le salaire minimum. Selon la majorité de la commission et le Gouvernement, la loi ne devrait pas s’appliquer à l’employeur, à sa famille, aux personnes en formation et aux personnes actives dans le cadre de mesure d’intégration professionnelle. Le PCSI propose un complément, le personnel engagé dans les associations sportives et culturelles ne devrait également pas y être soumis. Troisième possibilité, le groupe CS POP et verts souhaite que le personnel occupé dans une entreprise agricole ne soit pas concerné. Dans les deux premières variantes, une exception englobe, entre autres, le personnel agricole soumis à un contrat type de travail.

 

Nouveau passage par les urnes ?

Enfin dernière revendication, qui pourrait tout remettre en cause, le Gouvernement et la minorité de la commission proposent que la loi soit soumise au référendum facultatif. Quant à la majorité, elle demande que le texte soit soumis au référendum obligatoire, car selon les quatre élus de droite, le document s’éloigne trop de l'initiative acceptée en 2013. Les citoyens seraient alors obligés de se prononcer à nouveau sur cette thématique. /ncp


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