Le salaire minimum sous toit mais sans conviction

Un premier pas vers le salaire minimum. Après Neuchâtel, le canton du Jura pourrait à son tour ...
Le salaire minimum sous toit mais sans conviction

Le Parlement jurassien accepte à l’unanimité la Loi sur le salaire minimum cantonal, mais le peuple aura le dernier mot

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Un premier pas vers le salaire minimum. Le canton du Jura pourrait à son tour se doter d'une loi en la matière. Le Parlement jurassien a accepté mercredi après-midi sans opposition en première lecture la Loi sur le salaire minimum. Le montant retenu a été fixé à 19,25 francs de l'heure. Toutefois, la majorité a souhaité que la loi soit soumise au référendum obligatoire. Le peuple aura sans doute son mot à dire.

 

Clivage gauche-droite

Le texte, qui a fait plusieurs allers-retours devant la justice, a été vivement discuté. Plusieurs articles ont été débattus. La gauche a proposé des variantes plus contraignantes sur les exceptions, sur les délais d’application ou encore sur la nécessité d'adapter le salaire aux coûts de la vie. Le montant du salaire minimum a aussi eu son lot d’interventions. La minorité proposait un salaire à 20 francs de l’heure. Le Parlement a finalement approuvé une rétribution à 19,25 francs. Sur tous ces articles, l’assemblée a été scindée en deux. C’est finalement l’avant dernier article qui a mis le feu aux poudres. La majorité a souhaité que le texte soit soumis à référendum obligatoire afin que le peuple se prononce à nouveau. Les élus de droite estiment que les Jurassiens n’ont pas voulu la loi qui devrait être appliquée. La gauche a crié au scandale quant aux manques de responsabilisation des députés du PDC, PLR et UDC qui ont été élus pour prendre des décisions au nom du peuple. Paradoxe de l’après-midi, le texte de loi a été approuvé par 43 voix contre 16 abstentions. /ncp


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