La candidature de Pascal Bedin à la mairie de Porrentruy s’est invitée mercredi matin au Parlement jurassien même si le nom du Bruntrutain n’a pas été directement prononcé. Le député PDC Yves Gigon a posé une question orale sur le sujet. Il a demandé au Gouvernement s’il avait l’intention d’augmenter le nombre de signatures pour être candidat. Le chiffre se situe à cinq paraphes aujourd’hui. La présidente du Gouvernement Nathalie Barthoulot a indiqué dans sa réponse que la loi sur les droits politiques était en cours de révision. Elle a toutefois précisé que l’exécutif ne souhaitait pas relever le nombre de signatures.
Nathalie Barthoulot a mis en avant plusieurs arguments. Elle a reconnu, tout d’abord, qu’il était relativement aisé de trouver cinq paraphes pour une commune comme Porrentruy et que la question était légitime. Nathalie Barthoulot a toutefois relevé que la situation était différente pour les petites communes. « Il faudrait, dès lors, prendre en considération la taille des cercles électoraux et des distinctions devraient être introduites, ce qui n’est pas le cas actuellement », a déclaré la présidente du Gouvernement. Sans nommer directement Pascal Bedin, Nathalie Barthoulot a relevé que le candidat en question avait recueilli une soixantaine de voix au premier tour. « On peut imaginer que même avec des exigences plus élevées en termes de signatures il aurait rempli les conditions », a déclaré Nathalie Barthoulot.
La deuxième raison avancée par la présidente de l’exécutif relève d’une « pesée d’intérêts entre le droit du citoyen à se présenter à une élection et un choix démocratique, les électeurs devant pouvoir s’exprimer en faveur de candidats aptes à exercer une tâche publique ». Pour Nathalie Barthoulot - qui s’est exprimée au nom du Gouvernement - « les électeurs jurassiens sont à même d’effectuer un choix éclairé et d’élire des candidats en mesure d’assurer la fonction d’élu communal, quel que soit le profil du candidat ».
Dernière raison avancée par Nathalie Barthoulot : l’argument financier. La présidente du Gouvernement souligne qu’aujourd’hui déjà la loi prévoit que les frais d’impression et de distribution des bulletins sont à la charge des candidats qui n’ont pas obtenu au moins 3% des voix, lors d’une élection au système majoritaire. Nathalie Barthoulot estime ainsi que la « loi contient suffisamment de cautèles pour éviter que de telles situations soient trop fréquentes ». « Le Gouvernement considère donc, a priori, qu’il n’y a pas de nécessités de restreindre davantage les droits politique et il n’entend pas proposer, à court terme, de modifier le nombre de signatures requises », a conclu Nathalie Barthoulot. /fco









