Les chevaux Franches-Montagnes doivent être préservés, mais pas forcément en tant que race pure. Le Conseil fédéral a répondu dans ce sens à une question écrite du conseiller national socialiste Jans Beat, qui s’interrogeait sur l’avenir de la dernière race chevaline suisse. La Confédération a rejeté l’idée, suggérée par le parlementaire, de soutenir davantage l’élevage de chevaux n’ayant aucun pourcentage de sang étranger. Un syndicat, le RRFB, oeuvre à protéger spécifiquement ces chevaux Franches-Montagnes dits d'ancien type, qui n'ont que du sang suisse. La Fédération suisse du franches-montagnes (FSFM) collabore avec lui, mais ne considère pas que cet ancien type doit être davantage préservé.
Diviser la population équine est trop risqué
Le Conseil fédéral, par son Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche, a également jugé préférable de maintenir une seule fédération d’élevage. Comme l'explique le gérant de la FSFM, Stéphane Klopfenstein, la population de chevaux de cette race est trop faible pour être divisée : plus une population est faible, plus le risque de consanguinité est important. A long terme, cela nuirait donc à la survie de la race. Cette explication avait déjà été avancée par le Conseil fédéral. Stéphane Klopfenstein se réjouit que la FSFM reste la seule organisation d’élevage du Franches-Montagnes. Le gérant s’est par ailleurs dit très satisfait de la réponse du Gouvernement, et plus généralement de leur collaboration. /nbe









