Les députés veulent l'arrêt immédiat du projet de géothermie en Haute-Sorne

Ils en ont décidé ainsi mercredi, à 30 voix contre 25 et 4 abstentions.
Les députés veulent l'arrêt immédiat du projet de géothermie en Haute-Sorne

Ils en ont décidé ainsi mercredi, à 30 voix contre 25 et 4 abstentions

Les parlementaires ont décidé de montrer qu'ils ne soutiennent pas le projet de géothermie profonde en Haute-Sorne (photo : archives) Les parlementaires ont décidé de montrer qu'ils ne soutiennent pas le projet de géothermie profonde en Haute-Sorne (photo : archives)

Le Parlement jurassien ne veut pas du projet de géothermie profonde. Il a accepté mercredi une motion du député PDC Christian Spring, intitulée « Stop définitif au projet de géothermie profonde en Haute-Sorne » par 30 voix contre 25 et 4 abstentions. Le dernier mot reviendra au Gouvernement jurassien.


Un débat passionné

Plus d'une heure de débat pour, au final, uniquement un signal politique. Mais un signal politique fort. La géothermie profonde déchaîne les passions. Le porteur du texte, Christian Spring, a d'abord souligné l'entêtement du Gouvernement jurassien pour ce projet qualifié d'« utopiste ». Il a tenu à rappeler que la technique de géothermie profonde prévue en Haute-Sorne n'en est qu'à un stade d'essai. 

Certains membres du Parti socialiste ont abondé en ce sens. Nicolas Maître a demandé si le Jura doit vraiment être un cobaye, insistant sur les craintes légitimes de la population. Cela a été un grand « oui » au texte dans les rangs du PDC et dans ceux de l'UDC. Le groupe agrarien a demandé à l'exécutif de revoir sa copie, parce que la teneur du plan spécial ne correspond pas à la réalité actuelle. Les rangs du PLR et du PCSI ont été divisés sur la question, soulignant que le Gouvernement peut arrêter le projet à tout moment, dès que la sécurité de la population ne peut plus être suffisamment garantie. Pendant ce débat haletant, le ministre de l'environnement a souvent été pointé du doigt pour sa gestion du dossier. David Eray a signalé tout d'abord les risques d'un retour en arrière.

Reste que le dernier mot dans ce dossier reviendra au Gouvernement. Le ministre de l’environnement, David Eray, envisage la possibilité de mettre un terme au projet dans de brefs délais. Il se laisse toutefois la possibilité d’envisager d’autres options qui sont encore à réfléchir. /mle


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