Le canton du Jura tourne l’interrupteur

Les autorités ont présenté jeudi leur politique en matière de réduction des émissions lumineuses ...
Le canton du Jura tourne l’interrupteur

Les autorités ont présenté jeudi leur politique en matière de réduction des émissions lumineuses. Cette dernière poursuit le but de diminuer l'éclairage public, voir même de l’éteindre là où il n’est pas nécessaire, afin de lutter contre la pollution lumineuse

Photo: office de l’environnement. Photo: office de l’environnement.

Le canton du Jura veut rendre ses étoiles à la nuit. Il a présenté sa nouvelle politique en matière de réduction des émissions lumineuses jeudi soir. Les autorités veulent ainsi agir contre la pollution lumineuse, un stade atteint lorsque l’éclairage extérieur dépasse le rayonnement souhaité et envahit notre espace de vie. Elle est caractéristique des halos lumineux qui se forment par endroits. Et les impacts peuvent être néfastes, tant sur l'homme que sur la biodiversité.

Patrice Eschmann, chef de l’Office de l’environnement, parle des impacts de la pollution lumineuse

Dans le canton du Jura, il n’y a plus un km2 qui présente une nuit complète depuis les années 2000. Dans une volonté d’agir concrètement pour le climat et la biodiversité, les autorités vont mettre en place une série de sept mesures pour réduire les émissions lumineuses. 

Le ministre de l’environnement David Eray donne les grandes lignes de la nouvelle politique 

L’absence d’éclairage doit redevenir la norme et les sites illuminés doivent être des exceptions réfléchies. Le canton a ainsi lancé une phase-pilote lors de laquelle l'éclairage est réduit sur trois sites. Il s’agit de secteurs à Glovelier, à La Caquerelle et au col des Rangiers, pour 15 lampadaires. Un total de 50 sites pourraient connaître ce même sort sur le territoire, s’ils remplissent certains critères.

Pascal Mertenat, chef du Service des infrastructures, expose les critères qui entrent en ligne de compte pour éteindre l’éclairage sur un site

L’effort en matière de réduction de la pollution lumineuse est collectif. Le canton est uniquement compétent en ce qui concerne les routes cantonales. Il compte donc sur l’appui des communes et des particuliers, pour qui gérer de manière efficace et rationnelle l’éclairage peut aussi avoir des avantages d’un point de vue économique.

Les autorités tireront le bilan de cette phase-pilote à la fin de l'année. Une évaluation des autres secteurs de route encore éclairés sera aussi menée en parallèle, avec l’objectif d’en éteindre un maximum. /emu


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