La Fondation rurale interjurassienne se bat pour garantir la qualité des sols agricoles. Selon un communiqué diffusé vendredi, elle lance le projet « Terre vivantes » en collaboration avec les cantons du Jura et de Berne. L’objectif de cette démarche est de faire évoluer les pratiques agricoles pour regagner en qualité des sols et protéger les ressources. Le projet, qui est en phase de lancement, s’étend de 2019 à 2026. Il est financé à 80% par l’Office fédéral de l’agriculture, le solde étant réparti entre les services de l’agriculture des cantons du Jura et de Berne. Le nombre de participants est limité : l’expérience sera menée sur un maximum de 3'000 hectares.
Objectifs multiples, moyens divers
Le but ultime de « Terres vivantes », c’est de développer des techniques agricoles pour préserver la structure des sols. Ces derniers doivent être moins vulnérables et également davantage résistants aux aléas climatiques. Leur teneur en matières organiques doit aussi augmenter. Le projet vise encore à élever le taux de carbone stocké dans les sols agricoles et diminuer le tassement. Plusieurs pistes sont données aux paysans : il s’agit, par exemple, d’augmenter la couverture du sol ou encore de limiter l’intensité de son travail, en réduisant le labour.
Plusieurs acteurs réunis
« Terres vivantes » est une démarche collaborative entre les acteurs. Au centre, on va retrouver les agriculteurs qui souhaitent participer à l’expérience en testant notamment des techniques, qui seront soumises aux partenaires scientifiques. Ils seront appelés à investir du temps dans l’observation des sols, un temps consacré qui sera indemnisé financièrement. Tous les acteurs cultivent l’espoir de développer de nouvelles techniques pour regagner en qualité des sols dans les prochaines années. /mle









