Le législatif cantonal a adopté un postulat du CS-POP Rémy Meury demandant de lutter contre le burnout lié aux conditions de travail des employés du canton
L’Etat jurassien va mener une étude pour lutter contre le burnout dans la fonction publique. Le Parlement lui a donné ce mandat mercredi, en approuvant un postulat du CS-POP Rémy Meury par 49 voix contre 6 et 4 abstentions. L’élu delémontain veut que l’exécutif définisse des mesures susceptibles de réduire les risques, notamment ceux relatifs à l’hyperconnectivité.
Selon Rémy Meury, qui cite le service des ressources humaines, plus d’un tiers des absences de longue durée est dû à des burnout. « Il est fondamental de prendre conscience que ce syndrome d’épuisement, émotionnel et psychique, est un processus et non un état », note le député. Il ajoute que « la mutation du monde du travail, avec l’exigence d’une productivité accrue, où l’immédiateté prend une place prépondérante, est liée à une hyperconnectivité des relations qui se sont déshumanisées ». Sur l’aspect financier, Rémy Meury souligne que le burnout peut coûter à l’employeur, en particulier en raison d’un absentéisme important. « L’augmentation des primes d’assurance perte de gain ne représente qu’une infime part de ces coûts ».
Le message a donc été entendu par les élus. La réaction ci-dessous de la ministre jurassienne de l’Intérieur Nathalie Barthoulot :









