Premier bilan positif pour le projet de sauvegarde des abeilles

En un an et demi, une centaine d'agriculteurs du Jura ont pris part à ce projet qui vise à ...
Premier bilan positif pour le projet de sauvegarde des abeilles

En un an et demi, une centaine d'agriculteurs du Jura ont pris part à ce projet qui vise à aider la sauvegarde des abeilles. Les études menées par la Fondation rurale interjurassienne (FRI) montrent de bons résultats

Yann-David Varennes, de la FRI, et ses collaborateurs, ont recensé de nombreuses espèces d'abeilles sauvages dans le Jura. Yann-David Varennes, de la FRI, et ses collaborateurs, ont recensé de nombreuses espèces d'abeilles sauvages dans le Jura.

Le projet « Agriculteurs et polinisateurs » (Agripol) n’a pas le bourdon, bien au contraire ! Lancé en janvier 2018, et mené dans le Jura, le Jura bernois et le canton de Vaud, il permet aux agriculteurs et aux apiculteurs de travailler main dans la main, pour veiller à la sauvegarde des abeilles. Diverses mesures sont mises en place, par exemple le fait de laisser fleurir les prairies. Yann-David Varennes, conseiller à la Fondation rurale interjurassienne, se dit satisfait de ce qu’il recense depuis un peu plus d’un an : « Il y a une grande diversité de situations en ce qui concerne les abeilles domestiques ; certaines colonies sont très saines. Ca montre une situation favorable au niveau de l’agriculture et au niveau de la pratique de l’apiculteur. Mais il y a aussi d’autres ruchers où il faut encore faire des efforts. » Yann-David Varennes se réjouit aussi du fait que de nombreuses abeilles sauvages ont été étudiées dans la région : « Ce sont des polinisateurs importants ; on trouve plusieurs espèces dans nos parcelles agricoles, alors qu’elles sont en voie d’extinction. » 


Etudier l'efficacité des mesures

De bons retours, donc, qui présagent une belle suite de projet. La Fondation rurale interjurassienne -qui prend part au projet- observera bientôt l’hibernage des abeilles et doit encore étudier l'efficacité des mesures mises en place sur la sauvegarde des abeilles : « Avec nos partenaires scientifiques, à savoir Agroscope et l’Université de Neuchâtel, nous allons aussi nous intéresser à des données issues d’une plateforme internet ouverte aux apiculteurs du canton. Ils peuvent y laisser des informations sur la mortalité ou la conduite des ruchers », explique Yann-David Varennes.

Pour rappel, le projet « Agriculture et pollinisateurs » (Agripol) coûte 16 millions de francs et est financé à 80% par l'Office fédéral de l'agriculture. Il doit durer 8 ans. /cto


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