Une gauche unie pour l’élection partielle ?

À un mois du dépôt des listes, le CS-POP, Les Verts et le PS se sont réunis jeudi soir pour ...
Une gauche unie pour l’élection partielle ?

À un mois du dépôt des listes, le CS-POP, Les Verts et le PS se sont réunis jeudi soir pour évoquer la possibilité d’une stratégie commune afin de ravir le siège du PDC

Qui va prendre la place de Charles Juillard, prêt à tomber sa cravate de ministre ? Qui va prendre la place de Charles Juillard, prêt à tomber sa cravate de ministre ?

Les discussions interpartis sont lancées à gauche en vue de l’élection partielle au Gouvernement jurassien. À un mois du dépôt des listes, les dirigeants du CS-POP, des Verts et du PSJ se sont réunis jeudi soir afin d’évoquer la possibilité d’une stratégie commune pour tenter d’aller ravir le siège du PDC après le départ de Charles Juillard. Aucune décision concrète n’en est sortie mais quelques pistes et beaucoup de questions.


L'envie et l'intérêt sont au rendez-vous

La plus fondamentale : est-ce que la gauche va, oui ou non, lancer un candidat dans la bataille ? L’envie et l’intérêt sont bien là de la part des figures des trois partis. Mais à gauche, comme ailleurs, on ne cache pas qu’il n’est pas évident de trouver de fougueux volontaires prêts à s’engager tête baissée dans ces joutes électorales. En effet, la particularité de cette partielle, pour un poste délicat qui ne tiendra que 6-8 mois avant les élections cantonales, rend le choix cornélien. Mais, oui, « la gauche a une belle occasion à saisir » lâche quand même Rémy Meury du CS-POP. Les Verts n’ont pas caché leur intérêt, quand bien même Erica Hennequin n’a rien voulu dévoiler de l’entrevue de jeudi. Le président du PSJ, Jämes Frein, souhaite vraiment, à titre personnel, voir un candidat émerger à gauche.


Un candidat de la gauche unie ou des candidats de gauche ?

C’est effectivement la question qui se pose ensuite. L’idée de base évoquée jeudi est celle d’une « gauche unie ». Bien sûr, il y a des différences, mais quand même des idées et objectifs communs sur le climat, le social, etc. Une certitude, le CS-POP n’enverra pas un candidat issu de ses rangs, dixit Rémy Meury. Les popistes souhaitent l’avènement d’un candidat commun pour la gauche et ne pas assister à des « calculs d’apothicaires ». Le PSJ est ouvert à l’idée mais prévient que s’il s’engage, c’est avec un « candidat crédible réellement capable de gagner » selon Jämes Frein, « on ne veut pas se contenter d’une candidature alibi ». Chez Les Verts, « no comment » pour le moment, ce sera aux comités directeurs de chaque parti d’affiner cela dans leurs coins avant de se revoir. Mais on comprend que l’éventuel(le) candidat(e) de la gauche unie devra rassembler et être une figure, une vraie personnalité pour être adoubé par les trois formations. À l’heure actuelle, les responsables des partis imaginent mal plusieurs candidatures, bien que rien ne soit gravé dans le marbre. /jpi


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