Les policiers sont désormais des premiers répondants sanitaires

Les agents seront liés au Concept cantonal de médecine d’urgence et de secours dès le 1er février ...
Les policiers sont désormais des premiers répondants sanitaires

Les agents seront liés au Concept cantonal de médecine d’urgence et de secours dès le 1er février

Christophe Bélet (président du Conseil de la Fondation RéaJura Coeur), Nicolas Pétremand (chef du Service de la santé publique), Damien Rérat (commandant de la Police cantonale) et Nathalie Barthoulot (ministre de l'Intérieur, de gauche à droite) présentent le matériel de premier secours qui figure désormais dans les voitures de la police jurassienne. Christophe Bélet (président du Conseil de la Fondation RéaJura Coeur), Nicolas Pétremand (chef du Service de la santé publique), Damien Rérat (commandant de la Police cantonale) et Nathalie Barthoulot (ministre de l'Intérieur, de gauche à droite) présentent le matériel de premier secours qui figure désormais dans les voitures de la police jurassienne.

La sécurité sanitaire des Jurassiens se renforce. La police cantonale, puis les polices municipales de Delémont et Porrentruy, seront liées dès le 1er février au Concept cantonal de médecine d’urgence et de secours. Les agents pourront être sollicités pour apporter les premiers soins urgents en matière de massages cardiaques et d’utilisation de défibrillateurs. 187 policiers sont devenus « premiers intervenants » après une formation dispensée par RéaJura Coeur. Les véhicules et les bâtiments de police sont désormais équipés de 17 défibrillateurs supplémentaires et de de trousses de premiers secours.

Chaque agent a reçu une formation de quatorze heures et le personnel administratif une formation de sept heures pour les premiers secours. Un renouvellement sera opéré tous les trois ans, sur une demi-journée. « C’est une étape très importante qui est franchie pour la sécurité sanitaire dans le Jura », déclare la ministre jurassienne de l’Intérieur Nathalie Barthoulot. Le coût de la formation s’est élevé à 18'000 francs. Un montant de 25'000 francs sera désormais attribué chaque année pour la formation continue et le matériel. « Sauver des vies, ça n’a pas de prix », ajoute Nathalie Barthoulot.

Les alarmes parviendront à la police cantonale via le 144. Les forces de l’ordre prendront dans la foulée la décision d’engager une patrouille en fonction du travail en cours. « Les mission prioritaires de police seront privilégiées. Mais nous interviendrons pour dispenser des premiers soins si nous en avons la possibilité », explique le commandant Damien Rérat.

Pour RéaJura Cœur, l’objectif est ici d’augmenter le taux de survie. Sans les agents, on compte aujourd’hui 200 premiers répondants privés dans le Jura. Le but à terme est d’arriver à 1'000 personnes engagées, voire davantage, sur le territoire cantonal. « Nous comptons entre 75 et 80 arrêts cardiaques par année dans le Jura, pour un taux de survie atteignant 7%. Il est donc essentiel d’obtenir de meilleurs résultats », informe Christophe Bélet, président du Conseil de la Fondation RéaJura Cœur. Enfin, le chef du Service de la santé publique, Nicolas Pétremand, se réjouit : « L’engagement de la police permet de densifier le réseau des premiers répondants sanitaires et celui des défibrillateurs. L’augmentation de la sécurité est claire ». /rch

Entretien avec le commandant Damien Rérat, invité du journal de 12h15


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