Le Parlement jurassien, une institution en mouvement

Le législatif cantonal enregistre bon nombre de démissions, notamment en fin de législature ...
Le Parlement jurassien, une institution en mouvement

Le législatif cantonal enregistre bon nombre de démissions, notamment en fin de législature. Le point

Plusieurs députés et suppléants ont quitté le Parlement jurassien en cours de législature. Plusieurs députés et suppléants ont quitté le Parlement jurassien en cours de législature.

Le Parlement jurassien connaît du mouvement. Plusieurs députés et suppléants ont décidé de quitter le navire en cours de législature. On compte à ce jour 26 démissions dans cette période 2016-2020 : 13 députés et 13 suppléants. La vague des départs a pris de l’ampleur depuis l’automne dernier, soit un an avant les prochaines élections cantonales. Neuf élus ont quitté le Parlement jurassien depuis le mois d’octobre. Le PS et l’UDC sont en tête des départs dans la présente législature, avec cinq retraits. A l’inverse, le PCSI n’a enregistré qu’une démission.

Le record des départs a été établi lors de la législature 2011-2015, la première d’une durée de cinq ans. 35 députés et suppléants sont partis. A titre de comparaison, on a compté entre 18 et 29 départs par législature depuis 1995. Le nombre de retraits en cours de route a donc pris l’ascenseur.


Le renouvellement en tête

En fin de législature, les partis confient qu’ils pensent tous au renouvellement des forces. Pour eux, il est donc logique que les élus qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas se représenter s’en aillent une année ou six mois avant le terme de leur mandat. Ces démissions permettent à des suppléants d’apprivoiser l’appareil parlementaire et d’acquérir une certaine expérience avant les élections suivantes. Dans les partis, les élus sont toutefois libres de leur choix : aucune directive n’est émise. Dans le groupe Verts & CS-POP, on recommande néanmoins aux députés en bout de course de céder leur place avant le terme de la législature. « Au Parlement, on vote pour des listes. Il peut donc y avoir une volonté de changement », dit l’écologiste Baptiste Laville. « Il faut toutefois trouver le juste compromis entre renouvellement et stabilité », ajoute-t-il. A noter que la masse de travail au Parlement et dans les commissions pousse aussi certains députés à partir par manque de temps, indépendamment de la question du renouvellement.

On en est donc aujourd’hui à 26 démissions dans cette législature 2016-2020. Et ce n’est certainement pas fini, puisqu’il reste plus de huit mois avant les prochaines élections. Certains partis estiment quand même que le nombre de départs est élevé. /rch


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