La criminalité a baissé dans le canton. En 2019 elle a reculé de 7% par rapport à 2018, selon les chiffres publiés lundi par la police cantonale jurassienne. 2'270 infractions au Code pénal ont été recensées l’an passé, contre 2'444 l’année précédente. La statistique montre que la fréquence des infractions reste inférieure à la moyenne suisse et se maintient sous la barre des 40 infractions pour 1'000 habitants dans les trois districts. Le taux d’élucidation est de 44,8%, le plus haut depuis la publication des statistiques de la criminalité en 2009.
Bertrand Schnetz, chef de la police judiciaire jurassienne, était l'invité du Journal de 18h sur RFJ
Plus grande fréquence dans les Franches-Montagnes
Le district de Delémont a connu 1'269 infractions au Code pénal en 2019, contre 721 dans celui de Porrentruy. Dans les Franches-Montagnes, la police cantonale a comptabilisé 280 infractions, avec une fréquence de 27%o en 2019 contre 22,8%o en 2018. Cette évolution s’explique par une série de vols par effraction dans le district.
Baisse des violences domestiques
A l’inverse de la tendance suisse (+6%), les violences domestiques ont diminué de 18% dans le Jura avec 98 infractions en 2019, contre 120 l’année précédente. Les voies de fait et les injures ont, elles, augmenté de 32% et de 21%. 4 brigandages ont été recensés sur le territoire cantonal, avec un taux d’élucidation de 100%.
Cybercriminalité en hausse
Les affaires liées à la cybercriminalité (phishing, hacking malware, cyber-escroquerie, sextorsion) ont suivi la même tendance qu’en 2018 et sont en progression. La police cantonale jurassienne a comptabilisé 127 affaires en 2019, contre 108 en 2018. Les polices cantonales se sont d’ailleurs dotées de PICSEL, une plateforme en ligne qui permet aux polices cantonales d’échanger des informations sur les cas de cybercriminalité sur le plan romand. /comm-mmi-gtr












