La Clinique Le Noirmont au ralenti

L’établissement franc-montagnard recourt depuis la semaine dernière au chômage partiel et compte ...
La Clinique Le Noirmont au ralenti

L’établissement franc-montagnard recourt depuis la semaine dernière au chômage partiel et compte entre 30 et 40 lits non occupés

La Clinique Le Noirmont, spécialisée dans la réadaptation, fait face à une nette baisse d'activité en cette période où le Covid-19 occupe le premier plan. (Photo d'archive) La Clinique Le Noirmont, spécialisée dans la réadaptation, fait face à une nette baisse d'activité en cette période où le Covid-19 occupe le premier plan. (Photo d'archive)

Le chômage partiel touche aussi la Clinique Le Noirmont. L’établissement franc-montagnard spécialisé dans la réadaptation cardiovasculaire, psychosomatique et musculo-squelettique tourne en régime réduit depuis la semaine dernière. « En temps normal, nous avons entre 80 et 90 patients. Actuellement, c’est une cinquantaine seulement. Donc il nous manque entre 30 et 40 patients. Ces lits non occupés, ce sont des recettes en moins qu’il faut essayer d’équilibrer », commente le directeur Martin Zuber.

Martin Zuber : « Ces lits non occupés, ce sont des recettes en moins »

La clinique ne s’occupant que des cas urgents ou strictement nécessaires conformément aux directives du Conseil fédéral, l’activité a nettement baissé car les hôpitaux de soins aigus opèrent moins et envoient donc moins de patients en réadaptation. L’établissement reste néanmoins une réserve stratégique pour l’Hôpital du Jura qui peut toujours lui envoyer des patients pour soulager ses services. « On doit avoir une réserve au cas où les hôpitaux ont d’éventuels pics ou nouvelles vagues de Coronavirus », acquiesce Martin Zuber. Mais au vu de la situation, le directeur de la Clinique Le Noirmont se dit « demandeur » d’une reprise des activités non-urgentes. « Il ne faudrait pas faire courir un risque aux patients en raison de l’interdiction des interventions non-urgentes, ce serait contre-productif. Nous sommes prêts à reprendre nos activités habituelles tout de suite, mais c’est aux spécialistes de décider dans quelles mesures on peut y aller et assouplir les règles », lâche Martin Zuber.

Martin Zuber demandeur d'une reprise des activités non-urgentes

Malgré la pandémie de Covid-19, l’Hôpital du Jura a lui aussi fait part de son intention de recourir au chômage partiel, tout comme d’autres hôpitaux de santé en Suisse. Seul le Conseil fédéral dispose du pouvoir pour assouplir les règles et autoriser ces établissements de santé à reprendre leurs activités normales. /jpi


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