Un EMS qui passe entre les gouttes

La Fondation Les Cerisiers à Charmoille est pour l’heure le seul EMS du canton où aucun résident ...
Un EMS qui passe entre les gouttes

La Fondation Les Cerisiers à Charmoille est pour l’heure le seul EMS du canton où aucun résident n’a été infecté par le coronavirus. Mais face à la virulence du Covid-19, il a décidé d’interdire les visites

L'éloignement géographique du site des Cerisiers est un aspect positif en temps de pandémie. C'est un des éléments qui a permis d'éviter l'entrée du virus dans l'établissement jusqu'alors, selon Jean-Paul Nussbaumer. (Photo: Fondation Les Cerisiers) L'éloignement géographique du site des Cerisiers est un aspect positif en temps de pandémie. C'est un des éléments qui a permis d'éviter l'entrée du virus dans l'établissement jusqu'alors, selon Jean-Paul Nussbaumer. (Photo: Fondation Les Cerisiers)

Restreindre les visites dans les établissements médico-sociaux (EMS), mais ne pas les interdire totalement. C’est la décision qu’a prise le canton le 23 octobre afin de ne pas couper totalement les résidents de leurs proches comme c’était le cas lors de la première vague. La Fondation Les Cerisiers à Charmoille a, cependant, décidé d’aller plus loin et d’adopter ce régime « huis clos ». Depuis deux semaines, les visites des proches sont interdites, sauf exception, en cas de fin de vie par exemple.

Jean-Paul Nussbaumer : « Ce n'est pas une décision qu'on prend à la légère »

« La décision d'empêcher les visites ne se prend pas à la légère, explique Jean-Paul Nussbaumer, directeur de l’établissement. Nous l’avons prise avec le médecin de l’institution ainsi que les cadres car la situation était très préoccupante. Plusieurs employés de l’EMS ont été touchés simultanément par le coronavirus. On a alors tiré la sonnette d’alarme pour tenter d'éviter le pire », poursuit-il.

« Whatsapp ou Skype ne remplacent pas le contact physique »

Presque toutes les chambres de l’EMS sont composées de deux lits. Le risque de contaminations est donc d’autant plus important, et il faut faire encore davantage attention, soutient Jean-Paul Nussbaumer.

« Nous souhaitons rouvrir les visites le plus tôt possible, reprend-il. Pour l’heure, des employés de l’EMS sont encore infectés, en arrêt de travail. Cela montre que le virus est virulent… nous préférons donc attendre encore un peu », déclare Jean-Paul Nussbaumer, qui suit la situation de près. /cka


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