Le revêtement phonoabsorbant toujours privilégié dans le Jura

Le Gouvernement a répondu à une question écrite de la députée UDC Sandra Juillerat, qui s’interroge ...
Le revêtement phonoabsorbant toujours privilégié dans le Jura

Le Gouvernement a répondu à une question écrite de la députée UDC Sandra Juillerat, qui s’interroge sur la durée de vie du produit

La question du revêtement routier est sur la table du Parlement jurassien (photo: archive d'illustration). La question du revêtement routier est sur la table du Parlement jurassien (photo: archive d'illustration).

Le canton du Jura continuera de privilégier la pose de revêtements phonoabsorbants dans les zones bâties touchées par des problèmes de bruit routier. Le Gouvernement répond ainsi à une question écrite de la députée UDC Sandra Juillerat. L’élue agrarienne s’interroge sur la durée de vie d’un tel revêtement, qui se déformerait rapidement et qui serait plus vulnérable que les autres.

Le Gouvernement jurassien indique tout d’abord que la pose de phonoabsorbant est en adéquation avec la loi sur la protection de l’environnement, qui exige de privilégier les mesures de réduction du bruit à la source. L’Etat admet néanmoins que ce revêtement – plus poreux et moins dur – a une durée de vie moins grande que les asphaltes conventionnels, soit dix ans contre quinze. Selon le canton, les hautes performances d’absorption du bruit ont été obtenues au détriment de la durabilité. Il espère que cette différence s’atténuera avec l’emploi de bitumineux semi-denses nommés SDA, normalisés au niveau suisse.

Le phonoabsorbant est par ailleurs deux fois plus cher, même si l’écart de prix tend à baisser : 180 francs la tonne contre 120 pour un revêtement traditionnel. A ce surcoût de 50% s’ajoute une majoration de 50% si l’on tient compte de la durée de vie réduite du phonoabsorbant.

Si le Gouvernement entend malgré cela continuer de privilégier ce revêtement dans les zones sensibles au bruit, il indique qu’il n’est pour l’heure pas systématiquement utilisé dans le cas des réfections de route en localité.

Dans un chapitre similaire, le canton a procédé cet été – dans une optique de développement durable – à une expérience inédite entre Courrendlin et Delémont. Un revêtement qui revalorise d’anciens pneus usagés a été posé sur le tronçon. Selon le Service des infrastructures, des essais sont toujours en cours en Suisse. Pas sûr pour l’heure de revoir un tel produit sur les routes jurassiennes. Le canton va suivre son évolution, en nous indiquant qu’il ne présente actuellement pas d’autres avantages que celui d’être écologique. /rch


 

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