Delémont tient son budget 2021

Le Conseil de ville a adopté lundi soir le document qui table sur un déficit de 1,78 million ...
Delémont tient son budget 2021

Le Conseil de ville a adopté lundi soir le document qui table sur un déficit de 1,78 million de francs. L’exécutif a finalement renoncé à l’augmentation de la taxe sur les digues

Le législatif était réuni pour la première fois de l'année à la Halle des expositions. Le législatif était réuni pour la première fois de l'année à la Halle des expositions.

Le budget 2021 est sous toit à Delémont. Le Conseil de ville a approuvé lundi soir, par 38 voix contre 0, les prévisions financières qui tablent sur un déficit de 1,78 million de francs. Des projections fortement touchées par la crise sanitaire et qui n’ont pas suscité de grande opposition. Un point a toutefois fait débat, celui de l’augmentation de la taxe sur les digues qui permet notamment de financer l’entretien des cours d’eau.

Le Conseil communal souhaitait faire passer cette taxe de 0,24 pour mille à 0,4. L’objectif était de renflouer d’environ 300'000 francs le fond des digues qui est actuellement déficitaire. La mesure a toutefois fait vivement réagir. Plusieurs élus se sont étonnés de cette augmentation alors que des crédits importants ont déjà été votés pour Delémont Marée Basse, un projet censé faire baisser les coûts d’entretien.


Hausse reportée

Des conseillers de ville ont aussi évoqué un manque de clarté dans l’argumentaire de l’exécutif. Certains ont souligné que la commission des digues n’avait pas été consultée sur cette hausse alors qu’il s’agit de l’une de ses prérogatives. Le conseiller communal en charge du dossier, Ernest Borruat, a reconnu un couac au niveau de la communication, en raison notamment de l’annulation d’une séance à cause de la pandémie.

Au final, l’exécutif a décidé de renoncer à cette augmentation afin d’établir un rapport explicatif plus détaillé et de revenir avec de nouvelles propositions auprès de la commission des digues.


Davantage d’économies souhaitées

De manière générale, tous les groupes ont reconnu la difficulté d’établir un budget avec les incertitudes actuelles. L’élue PCSI, Suzanne Maître-Schindelholz a notamment jugé que l’année financière ne serait pas sereine. Magali Rohner de l’Alternative de gauche a déclaré que le Conseil communal avait fait preuve de pragmatisme. Pour le PS, Maël Bourquard a salué la volonté de l’exécutif de maintenir les investissements à un niveau important.

La droite a, de son côté, estimé que le Conseil communal aurait pu faire des efforts supplémentaires pour trouver des économies. Le libéral-radical Michel Friche a dénoncé le train de vie trop élevé de la Municipalité. L’élue UDC Laurence Studer a abondé dans son sens, déclarant que l’on ne pouvait pas tout mettre sur le compte du Covid. Le démocrate-chrétien Patrick Frein a, lui, indiqué que la ville était au pied du mur. Il a dénoncé la dissolution de la réserve pour politique budgétaire et un manque d’anticipation de la part de l’exécutif. La droite craint une hausse de la quotité d’impôt l’an prochain.

Le maire a souligné que le budget de la ville serait à l’équilibre sans la crise sanitaire. Damien Chappuis a également insisté sur le fait qu’il s’agissait de projections et que le plus grand flou persistait pour l’avenir. Concernant le train de vie de l’administration, il a rappelé que l’exécutif faisait des choix et que ceux-ci étaient validés, ou non, par le législatif. Enfin, il a dénoncé l’attitude du PDC visant à « tirer à boulet rouge sur le Conseil communal » alors que le groupe bénéficie d’un représentant au sein même de cet organe. /alr


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