Le Parlement jurassien dit « non » à la réforme de l’orthographe à l’école

Les députés ont adopté une résolution interpartis qui demande à la Conférence latine des directeurs ...
Le Parlement jurassien dit « non » à la réforme de l’orthographe à l’école

Les députés ont adopté une résolution interpartis qui demande à la Conférence latine des directeurs de l’instruction publique de revoir sa copie

Le Parlement jurassien n'est pas convaincu par l'avènement d'une orthographe rectifiée (illustration libre de droits). Le Parlement jurassien n'est pas convaincu par l'avènement d'une orthographe rectifiée (illustration libre de droits).

Le Parlement jurassien tord le cou à la réforme de l’orthographe de la langue française à l’école. Il a adopté mercredi – par 39 voix contre 12 et 5 abstentions – une résolution interpartis portée par le libéral-radical Alain Schweingruber. Le texte demande à la Conférence latine des directeurs de l’instruction publique de Suisse romande et du Tessin de surseoir aux modifications décidées unilatéralement pour passer à l’orthographe rectifiée. Pour l’élu de Boécourt, la langue et son orthographe ne sont pas des politiques publiques, mais un héritage culturel. En parallèle, il estime que le Parlement jurassien aurait dû être consulté avant que la CIIP n’effectue son choix. Alain Schweingruber :

« Ce projet est une ineptie totale »

Le son de cloche est bien sûr différent du côté du ministre jurassien de la Formation. Martial Courtet est membre de la Conférence latine des directeurs de l’instruction publique. Pour lui, le fait d’avancer main dans la main avec les autres cantons romands répond à une logique. L’adoption d’une résolution s’opposant au choix de la CIIP peut donc être néfaste, selon Martial Courtet :

« On parle ici de changements mineurs »

/rch


 

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