Les groupes parlementaires face au thème du moment

Les finances cantonales vont occuper les partis jurassiens ces prochains mois. Le PLR a communiqué ...
Les groupes parlementaires face au thème du moment

Les finances cantonales vont occuper les partis jurassiens ces prochains mois. Le PLR a communiqué mercredi sa vision globale. Les discussions ne sont pas en reste dans les autres partis

Le Parlement jurassien devra réfléchir à des mesures d'économie ces prochains mois. (Photo : Georges Henz/archives). Le Parlement jurassien devra réfléchir à des mesures d'économie ces prochains mois. (Photo : Georges Henz/archives).

C’est le thème qui va dominer les débats politiques ces prochains mois : le canton du Jura doit améliorer l’état de ses finances. La semaine passée, le Gouvernement a estimé qu’il faudra réaliser des économies et augmenter les recettes pour l’équivalent de 40 millions de francs d’ici 2026. Le Parlement sera intégré à la réflexion. Le PLRJ a communiqué mercredi sa stratégie globale et la question est aussi à l’ordre du jour au sein des autres partis.


50 millions à trouver

Dans un communiqué de presse, le PLRJ indique qu’il réfléchit à des mesures d’économie à mettre en œuvre pour réduire le « déficit structurel abyssal ». Le parti estime que le canton du Jura doit économiser pas moins de 50 millions de francs pour retrouver l’équilibre financier d’ici la fin de la législature. Selon lui, l’objectif de 40 millions évoqué la semaine passée par le Gouvernement jurassien n’est pas suffisant. Il serait trop optimiste quant aux versements attendus de la Banque nationale suisse. Le groupe parlementaire du Parti libéral-radical jurassien entend proposer sans tabou des économies pour adapter le train de vie de l’Etat.

Le PLRJ ajoute qu’il refusera toute proposition ou intervention qui engendrent des dépenses supplémentaires pour l’Etat et qui ne présentent pas, en parallèle, une compensation au niveau du budget. Le Parti libéral-radical jurassien a, par ailleurs, défini plusieurs lignes rouges. Il s’oppose notamment à la suppression du frein à l’endettement, à toute augmentation d’impôts ou encore à un report de charges sur les communes. Selon lui, c’est à la structure de l’Etat qu’il faut s’attaquer.


Pour une réflexion globale

Si le PLRJ a, pour l’instant, été le seul parti à communiquer, le sujet ne laisse évidemment par les autres formations au Parlement jurassien indifférentes. Le groupe UDC se dit toutefois surpris par la manière de faire du PLRJ. Pour son chef, Didier Spies, ce n’est pas le bon moment pour communiquer, sachant que des discussions sont prévues au sein de la commission de gestion et des finances. Le responsable souligne que l’UDC propose depuis plusieurs années des mesures concrètes d’économie, mais celles-ci ne sont jamais soutenues par les autres groupes lors de l’examen des budgets.

Au centre, le groupe PDC n’a pas encore pu se pencher en détail sur la question, selon sa responsable, Amélie Brahier. Le groupe PCSI-Vert’lib regrette un manque de perspective. Selon son chef, Quentin Haas, il est indispensable de revoir les structures de l’Etat et la façon de travailler. Des mesures d’économie concrètes peuvent être prises, mais cela ne doit pas se faire au détriment des citoyens.

À gauche de l’échiquier politique, le groupe socialiste abonde dans ce sens. Il estime qu’il n’y a pas de quoi tomber dans le catastrophisme. La situation actuelle n’est pas inédite et il ne faut pas oublier que la crise du Covid est passée par là, selon le responsable du groupe PS au Parlement. Fabrice Macquat indique que la formation est prête à entrer en matière sur des mesures d’économie, mais elle propose de se limiter à environ 20 millions. Pour le chef de groupe, il ne faut pas seulement s’attaquer aux dépenses, mais aussi augmenter les recettes et réduire les investissements.

Pour le groupe Verts et CS-POP, Baptise Laville qualifie la démarche du PLRJ d’audacieuse et de mal placée. Comme l’UDC, le chef de groupe rappelle qu’un processus est en cours à la commission de gestion et des finances. Baptiste Laville estime que les partis de droite sont en partie responsables de la situation financière actuelle avec la RFFA, la réforme fiscale des entreprises et de l’AVS, qui a, selon lui, des effets plus lourds que la pandémie. /alr


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