Pas de commission d’enquête parlementaire sur les violences conjugales

Le législatif cantonal a rejeté mercredi une motion interne qui demandait la mise sur pied ...
Pas de commission d’enquête parlementaire sur les violences conjugales

Le législatif cantonal a rejeté mercredi une motion interne qui demandait la mise sur pied d’une entité chargée d’analyser le traitement des violences domestiques par l’Etat

Le Parlement jurassien siège mercredi à Delémont. (Photo : Georges Henz/archives). Le Parlement jurassien siège mercredi à Delémont. (Photo : Georges Henz/archives).

Les députés jurassiens ne veulent pas créer une commission d’enquête parlementaire sur les violences conjugales. Ils ont refusé ce mercredi une motion interne du député PCSI Thomas Schaffter. L’entité aurait notamment eu pour mission d’évaluer la pertinence des décisions et procédures mises en place par l’Etat en la matière. Le texte avait été déposée après le classement de la procédure ouverte à l’encontre des autorités dans le cadre du drame de Courfaivre. Le Gouvernement appelait au rejet de la motion interne, tout comme la plupart des groupes parlementaires.

La ministre de l’Intérieur et la majorité des députés ont estimé que la création d’une commission d’enquête parlementaire n’était pas le bon instrument pour répondre à la problématique. Nathalie Barthoulot a souligné que les violences domestiques étaient une priorité pour l’exécutif cantonal et que plusieurs axes de travail étaient déjà développés en la matière. Elle a notamment évoqué la cellule MPV qui a pour but de prévenir les violences et la mise sur pied d’un plan d’action au niveau fédéral. La ministre a, par ailleurs, rappelé qu’un recours avait été déposé contre la décision de classement de la procédure liée au drame de Courfaivre. Elle a déclaré qu’il fallait laisser la justice faire son travail et être attentif au respect de la séparation des pouvoirs.

Nathalie Barthoulot : « Nous allons encore renforcer et densifier les outils existants »

Porteur du texte, le député PCSI Thomas Schaffter s’est dit déçu pour les victimes des violences domestiques. L’élu de Porrentruy a regretté que le débat se focalise sur des aspects institutionnels. « Le Parlement est reconnu dans notre démocratie, dans notre Constitution comme l’autorité de surveillance de l’Etat et de ses différentes institutions. Il a toute légitimité à aborder ces questions », a indiqué à RFJ Thomas Schaffter. /alr

Tomas Schaffter : « Les raisons invoquées n’étaient pas forcément de très bonne foi »


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus