Omicron mène la vie dure aux entreprises

Les isolements et quarantaines se multiplient alors que le Jura fait face à une vague de cas ...
Omicron mène la vie dure aux entreprises

Les isolements et quarantaines se multiplient alors que le Jura fait face à une vague de cas de Covid depuis quelques jours. La situation ralentit la production dans certaines usines

L'absentéisme lié au variant Omicron pèse sur l'entreprise Preci-Dip située à Delémont. (Données cartographiques : Google Map  2013). L'absentéisme lié au variant Omicron pèse sur l'entreprise Preci-Dip située à Delémont. (Données cartographiques : Google Map 2013).

Les entreprises de la région doivent composer avec le variant Omicron en ce début d’année. Alors que le canton du Jura a annoncé mercredi un nombre record de cas de Covid, la liste des employés en isolement ou en quarantaine ne cesse de s’allonger dans certaines usines. À Delémont, la société Preci-Dip a repris le travail lundi. Mercredi, 17 personnes étaient à l’arrêt à cause du coronavirus. La moyenne était d’environ six par mois l’an dernier, selon le directeur des ressources humaines, Jean-Marc Bouduban, qui se dit inquiet pour les prochaines semaines. « Il faut juste espérer que ce ne soit pas proportionnel, parce que si c’est le cas, on va se retrouver avec une situation qui ne sera pas possible au niveau de la production », souligne-t-il.


Une production freinée

Ces quarantaines et isolements ont des conséquences directes sur le fonctionnement de l’entreprise active dans les composants électroniques. Selon Jean-Marc Bouduban, certaines lignes de production fonctionnent déjà au ralenti. Pour l’instant, la société s’adapte au jour le jour et s’organise avec les ressources disponibles par le biais des heures supplémentaires. « Les responsables absents sont remplacés par ceux d’autres départements. On essaie de gérer au mieux au vu de la situation », ajoute le directeur des ressources humaines. La marge de manœuvre risque toutefois de se restreindre en cas de nouvelles absences. Il est, par ailleurs, très compliqué d’anticiper ces situations de maladie ou de quarantaine, selon le responsable.

Jean-Marc Bouduban : « On voit clairement qu’il y a des productions qu’on n’arrive pas à réaliser »

En raison des activités de l’entreprise, seule une trentaine de personnes peuvent travailler depuis la maison sur un total de 360 employés. « Il nous faut des collaborateurs qui soient dans les ateliers et derrière les machines », conclut Jean-Marc Bouduban. /alr


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus